Quid de notre voisin à l’Ouest du Burundi ?
Posté par patricksota le 4 juin 2026
Source photo : RD Congo Actu Foot / Léopards
Mondial 2026 : La porte de La Línea se referme sur les Léopards
Quid du voisin à l’Ouest du Burundi ?
À la veille de son baptême planétaire, la République Démocratique du Congo vient de recevoir un coup de boutoir administratif, froid et sans appel.
Par décret municipal daté de ce 2 juin 2026, La Línea de la Concepción, cité andalouse de 65 000 âmes, a proscrit la rencontre amicale qui devait opposer les Léopards au Chili, le 9 juin prochain.
Juan Franco, édile de la commune, a tranché. Sous la bannière de la « prudence sanitaire », il a scellé l’interdit. L’ombre d’Ebola, qui rôde encore sur les terres congolaises, a suffi. S’appuyant sur le rapport accablant du chef du service de santé local, lequel « déconseille totalement » la tenue de l’événement, le maire a entériné l’annulation par un message vocal d’une sécheresse implacable.
Ainsi, dans l’ultime ligne droite vers le rêve américain, la RDC voit son agenda déchiré. Si l’épreuve de ce mercredi 3 juin contre le Danemark, à Liège, demeure inscrite, la suppression de ce second galop d’essai face au Chili prive les hommes en tunique léopard d’un jalon décisif avant la traversée de l’Atlantique.
Ironie du sort : la RDC s’apprête à retrouver la scène mondiale pour la première fois depuis 1974, sous les couleurs du Zaïre. Et c’est au seuil de l’histoire que le destin lui impose ce huis clos forcé.
Il faudra désormais digérer l’affront, panser la frustration, et affronter avec sérénité le groupe K. Au programme : le Portugal, le 17 juin à Houston. La Colombie, le 23 juin à Guadalajara. L’Ouzbékistan, le 27 juin à Atlanta.
Les Léopards n’ont plus le droit de chanceler.
Épilogue : Le silence des filets à Liège
Le verdict est tombé à Liège, sous une voûte de ciel têtu. Danemark 0 – RDC 0. Stade Maurice Dufrasne.
Zéro but, mais pas zéro sens.
Pendant 90 minutes, les Léopards ont fait rempart de leurs corps, tissé une toile défensive où les assauts danois se sont éteints, impuissants. Aucun frisson dans les filets, mais des frissons dans les travées. Chaque tacle a sonné comme un serment, chaque arrêt a scellé une promesse.
Le score est vierge, oui. Mais derrière ce zéro implacable, on lit déjà les prémices d’une armure. Une équipe qui refuse de chanceler, qui apprend à mordre sans se faire mordre.
La répétition générale s’achève sur un mutisme flatteur. Les buts viendront. L’ossature, elle, est déjà là. Et c’est elle qui porte les empires.
Avant Houston, Guadalajara, Atlanta… Liège aura été la forge.
Patrick Sota

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