Affiches des 16èmes et chances des africains

Posté par patricksota le 28 juin 2026

 

 

Afrique, Enfant du Vent : La Neuvième Vague aux Portes des Huitièmes

 

 

Il n’en reste qu’une à pleurer. La Tunisie est rentrée, son sel séchant sur les crampons. Mais neuf sœurs sont encore debout. Neuf drapeaux plantés dans la tempête. Neuf cœurs africains qui battent du 28 juin au 4 juillet, heure de Bujumbura, sous la lune des seizièmes.

Le continent n’est plus un invité. Il est l’orage.

 

Dimanche 28 juin – 21h00 : Afrique du Sud – Canada
Les Bafana Bafana ouvrent le bal. Eux, les guerriers de l’arc-en-ciel, face à l’hiver canadien.
Chances d’aller en huitièmes : Solides. L’Afrique du Sud a la grinta et le physique pour éteindre la technique nord-américaine. Si leur mur défensif tient, la nation de Mandela verra l’aurore du tour suivant. Pronostic : 65%

Lundi 29 juin
19h00 : Brésil – Japon
Pas d’Africain ici. Le samba et le katana se déchirent. Nous, on observe. On aiguise nos couteaux.

22h30 : Allemagne – Paraguay
Même silence. Les titans s’entrechoquent. L’Afrique retient son souffle pour demain.

Mardi 30 juin – Le jour des Lions
03h00 : Pays-Bas – Maroc
À l’aube, les Lions de l’Atlas rugissent. Ils ont déjà humilié l’Europe. Face aux Hollandais, c’est le choc des philosophies : le total football contre le cœur total.
Chances : Très élevées. Avec leur bloc granitique et Hakimi en flèche, le Maroc sent le huitième. Pronostic : 70%

19h00 : Côte d’Ivoire – Norvège
Les Éléphants chargent. Haaland les attend, froid comme un fjord. Mais la Côte a Yaya dans le sang et Drogba dans la voix.
Chances : Équilibrées. Si le milieu ivoirien musèle le viking, Abidjan rêvera. Pronostic : 50/50

23h00 : France – Suède
Les Bleus, nos cousins, barrent la route des Suédois. Pas d’Afrique ici, mais un regard fraternel sur Paris.

Mercredi 1er juillet – La nuit des Léopards et des Lions
18h00 : Angleterre – RD Congo
À 18h pile, Kinshasa tremble. Les Léopards, affamés, griffent l’orgueil anglais.
Chances : Ambitieuses. La RDC n’a rien à perdre et tout un Congo à soulever. Contre une Angleterre parfois fébrile, l’exploit est tissé.  Pronostic : 40%

22h00 : Belgique – Sénégal
Puis vient le duel royal. Les Diables Rouges contre les Lions de la Téranga. Mané contre De Bruyne. Dakar contre Bruxelles.
Chances : Massives. Ce Sénégal est une forteresse. Discipliné, clinique, habité. Il est bâti pour les huitièmes. Pronostic : 75%

Jeudi 2 juillet
21h00 : Espagne – Autriche
L’Europe joue entre elle. L’Afrique prend des notes.

Vendredi 3 juillet – L’aube des Déserts
05h00 : Suisse – Algérie
Quand Bujumbura dort encore, les Fennecs s’éveillent. L’Algérie, chirurgicale et fière, affronte la précision helvète.
Chances : Réelles. Mahrez a l’éclair, Belmadi a le plan. Si l’Algérie joue son football, la Suisse plie. Pronostic : 55%

20h00 : Australie – Égypte
Au crépuscule, les Pharaons sortent de leur tombe. Mo Salah porte 110 millions d’âmes sur ses épaules.
Chances : Sérieuses. L’Égypte a l’expérience et la faim. Face à l’Australie, le Nil peut déborder. Pronostic : 60%

Samedi 4 juillet – L’heure du Requin
00h00 : Argentine – Cap-Vert
Minuit. L’archipel contre l’empire. 4 033 km² et 530 000 habitants contre le champion du monde. Les Requins Bleus, Petit Poucet des Océans, invaincus, sans peur.
Chances : Poétiques. Sur le papier, 15%. Dans le cœur, 100%. Car quand on n’a rien à perdre, on devient invincible. Pronostic du cœur : 30%

03h30 : Colombie – Ghana
Et pour clore la fête africaine, les Black Stars brillent. Le Ghana, éternel combattant, face aux Cafeteros.
Chances : Honorables. Le Ghana a le métal et la vitesse pour faire chuter l’Amérique du Sud. Pronostic : 45%

 

Le Bilan du Continent : 9 flèches, 9 destins
Sur 9, la raison en voit 4 passer : Sénégal, Maroc, Afrique du Sud, Égypte.
La foi en voit 6 : ajoutez l’Algérie et le Ghana.
Et la folie ? Elle mettrait une pièce sur le Cap-Vert et la RDC. Car l’Afrique ne joue plus pour participer. Elle joue pour régner.

Neuf nations. Une seule voix.
Du 28 juin au 4 juillet, l’Afrique ne demande plus. Elle prend.

Et si la foudre tombe, qu’elle tombe en vert, rouge, jaune et bleu.

Patrick Sota

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Exploit retentissant des Requins Bleus du Cap-Vert

Posté par patricksota le 27 juin 2026

Cap-Vert : La Ballade des Requins Bleus, Nés de l’Écume et du Feu

 

Il est des nations qui arrivent en chuchotant. Et il est des archipels qui débarquent en tonnerre.

Pour sa première incursion sur la terre sacrée du Mondial, le Cap-Vert n’a pas demandé la permission. Il a pris. Invaincu. Impavide. Souverain.
Trois points, une seconde place dans le Groupe H, et l’audace d’un peuple qui refuse de baisser l’échine.

Le Petit Poucet des Océans
Avec seulement 4 033 km² de terre et environ 530 000 habitants, le Cap-Vert est un géant par le cœur, pas par la carte. Un archipel minuscule face aux continents du football. Un David sans fronde, mais avec des vagues pour armure.

Le Groupe H fut leur forge
Face à l’Arabie Saoudite, mur contre mur : 0-0, pas un souffle ne céda.
Face à l’Espagne, gardienne des couronnes. Face à l’Uruguay, aux crocs toujours affûtés. Deux nuls, deux serments tenus. Les géants ont senti le sel des Requins Bleus sur leur armure.

Inscrit à l’encre des anciens
Ce soir-là, le Cap-Vert n’a pas seulement joué. Il a rejoint les mythes.
Il s’est assis à la table du Cameroun 1982 et du Sénégal 2002, ces rares enfants d’Afrique qui traversèrent la phase de groupes sans la moindre blessure, lors de leur premier serment mondialiste.

Et voici l’ultime épreuve : L’Olympe contre l’Archipel
Sur le chemin des huitièmes se dresse l’Argentine. L’Albiceleste couronnée, l’empire du ballon d’or, le champion en titre.
Mais les Requins ne connaissent pas la peur. Ils connaissent l’océan, la tempête, et le goût du risque.

Si David doit défier Goliath, qu’il vienne avec des vagues.

Car que pèse un nom quand l’âme est une marée ? 

L’Argentine a les étoiles sur son maillot, le Cap-Vert a l’Atlantique dans les poumons. Dix îles contre un continent de légende. Un demi-million d’âmes contre soixante millions de rêves.

Ici, il ne s’agit plus de statistiques, mais de destin. Plus de pronostics, mais de foi. Les Requins Bleus n’ont plus rien à perdre, et c’est précisément ce qui les rend invincibles. Ils jouent pour un drapeau, pour des enfants qui regardent la mer et rêvent de stades, pour prouver qu’un petit Poucet peut faire trembler les cathédrales du football.

Face au champion, ils n’iront pas en suppliants. Ils iront en conquérants.
Et si la foudre tombe, qu’elle tombe en bleu.

 

Patrick Sota

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Quel match de charité aux allures de gala !

Posté par patricksota le 23 juin 2026

 

 

Intwari, le jour où la charité revêtit l’or du stade

 

Ce samedi 20 juin 2026, le Stade Intwari dévêtit son armure de béton pour revêtir la soie d’un songe. Il devint cathédrale. Cathédrale éphémère où la charité, en chasuble de lumière, officia. À l’initiative de deux apôtres du ballon rond, Yussuf Ndayishimiye et Saido Ntibazonkiza, l’enceinte s’emplit d’un frisson sacré. Chaque clameur du public tombait comme une offrande, chaque passe tissait la trame d’une communion.

L’allure de la fête s’ennoblit encore par la présence des sommités du football burundais. Le Général de Brigade de Police Alexandre Muyenge, Président de la Fédération de Football du Burundi y tenait la place d’un patriarche bienveillant. À ses côtés, Arcade Nimubona, premier vice-président, veillait tel un grand prêtre du jeu. Présidents de clubs, membres du Comité Exécutif, invités d’exception : tous formaient un parterre de dignité, témoin qu’au-delà du spectacle, c’était l’âme du pays qui se rassemblait.

Puis vint l’instant suspendu. Le coup d’envoi. Deux mains, deux symboles, une seule intention. Celle du Général de Brigade de Police Muyenge, gardien de l’ordre et de l’unité, et celle de *Largie Ramazani* , enfant prodigue revenu de Valence CF avec des étoiles plein les crampons. Le cuir roula, et avec lui roula l’histoire : un pont de soie jeté entre l’Ibérique et les collines de Bujumbura, entre la gloire qui rayonne et les racines qui nourrissent.

Et le jeu s’éleva. Ô que le jeu fut beau ! Les gestes se firent poèmes, les feintes, madrigaux. Les crampons mordaient la pelouse comme des plumes sur parchemin, et chaque but était un vers qui s’achevait dans le frisson des filets. Au terme de cette joute magnifique, la Team Yussuf s’adjugea la victoire, 2 buts à 1. Score de papier. Car la véritable conquête, ce jour-là, fut celle des cœurs.

Car Intwari vit l’impossible : ses constellations réunies. Les astres qui brillent sous les cieux d’Europe, et les soleils du championnat national, redescendus un temps de leur firmament de vacances. Pour 90 minutes d’éternité, ils ne firent plus qu’un seul astre, unique et ardent : le Burundi. Et le peuple, aux lèvres entrouvertes, comprit que le plus beau trophée ne se soulève pas. Il se partage.

Et quand tomba la nuit sur Intwari en liesse,
Le Burundi comprit que son or était sa jeunesse.

 
Patrick Sota

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Regard sur Largie Ramazani

Posté par patricksota le 23 juin 2026

 

 FB_IMG_1781951288028

Largie Ramazani 

Source : Akeza Sports 

Largie Ramazani va-t-il vouer son allégeance aux Hirondelles ?

 

 Le verra-t-on, sous les cieux ardents des éliminatoires de la CAN 2027, revêtir l’armure grenat des Hirondelles ?

À l’aéroport Melchior Ndadaye, il fut reçu comme l’enfant prodigue. À ses côtés, Jordi Liongola, son ombre complice. Sur le visage de Largie, la surprise se mêlait à la pudeur : ses traits, illuminés, semblaient craindre l’ardeur même de l’émotion. Il n’avait point escompté cette marée humaine, ce flot d’acclamations dressé en muraille d’amour pour lui seul.
Ce samedi 20 juin, il caressera le cuir au Stade Intwari, enlacé par la grâce de Saïdo Ntibazonkiza et de Yussuf Ndayishimiye. Les gradins, on le pressent, se feront cathédrale : les fidèles des Hirondelles accourront, avides d’adorer leurs icônes. Un spectacle se profile, non point ordinaire, mais d’une sensualité presque coupable.

 

Coup de projecteur sur l’odyssée de ce fils du Burundi qui joue en Liga

Largie Ramazani, 25 printemps, est cet attaquant aux deux patries : belge par les lois, burundais par le sang

L’initiation, 2007-2019
Ses premiers pas s’égrènent au FC Lebbeke, humble terreau. Puis l’académie du RSC Anderlecht l’accueille de 2008 à 2013, forge où l’on cisèle les rêves. L’Angleterre le convoque ensuite : Charlton Athletic, où il apprend la rudesse. Et en 2017, l’ascension vers l’Olympe : Manchester United, son centre de formation prestigieux, temple où les prodiges se font légende.

Manchester United, 2019-2020
En novembre 2019, sous le halo de la Ligue Europa, il goûte aux Red Devils. Un frôlement d’éternité. Mais à l’été 2020, son contrat s’éteint, et il quitte Old Trafford, le cœur battant d’ambitions inassouvies.

UD Almería, 2020-2024
L’Espagne l’adopte. À Almería, il devient colonne, phare, bourreau des défenses. En quatre saisons, 128 batailles, 22 coups d’éclat, et surtout : il est l’un des architectes de la remontée du club vers la Liga. Là-bas, son pied gauche devint orfèvre.

Leeds United, 2024-2025
La Championship l’appelle. Une saison, 29 joutes, 6 éclairs. Leeds le polie, l’endurcit, le rend plus tranchant encore.

Valence CF, 2025-2026
À la fin de l’été 2025, Leeds le prête aux rives méditerranéennes. Sous le maillot che, il s’épanouit dans l’arène de la Liga : 6 buts ciselés, 2 passes décisives brodées. Sa grâce, désormais, illumine Mestalla.

Parcours international
Il porta d’abord les couleurs des Diables Rouges dans les catégories de jeunes, jusqu’aux espoirs U21, et foula même la scène du Championnat d’Europe U21. Mais son cœur bat à deux rives. Belgo-burundais, il porte en lui le murmure du Tanganyika. La question désormais suspendue est celle-ci : son dévolu, le jettera-t-il enfin sur le nid des Hirondelles ?

 

 

Patrick Sota

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Image piteuse du Sénégal à la face du monde

Posté par patricksota le 23 juin 2026

 

 

Le Palais des Lions sans couronne : Requiem pour un Mondial confisqué

 

On les appelait les Lions. Ceux dont la crinière faisait trembler l’Afrique. Ceux qui, jadis, marchaient sur les stades comme des rois rentrent dans leurs palais. Mais que reste-t-il d’un roi quand on lui retire son trône, son pain, et jusqu’au souffle de ceux qui le servent ?

Selon, Sport News Africa, le bordel est total dans la tanière. Un mot vulgaire, oui. Mais aucun autre ne rend justice à la déchéance d’une sélection livrée à l’improvisation, au bord de l’abîme.

I. Le Chef sans serment
Pape Thiaw, ce tacticien qui devrait incarner l’ordre, n’aurait toujours pas de contrat officiel. Pas de parchemin signé, pas de serment gravé. Il dirige une armée sans avoir reçu les galons. Et pire encore : son salaire, le fruit de son labeur, ne lui serait pas parvenu depuis des mois. Comment exiger la discipline d’un homme qu’on paie avec du silence ? Comment bâtir un empire sur des fondations de poussière ?

II. Les Guerriers sans logis
Des joueurs, ces corps voués au sacrifice, seraient furieux de leurs conditions d’hébergement pour ce Mondial. Des lits qui ne sont pas des trônes, des chambres qui ne sont pas des sanctuaires. On demande à des gladiateurs d’entrer dans l’arène après les avoir logés comme des voyageurs de fortune. Le corps souffre, l’âme se fissure, et l’esprit, ce moteur invisible, s’éteint avant même le coup de sifflet.

III. L’Or promis, jamais versé
Les primes de la CAN 2025. Les bonus de la qualification au Mondial. Des dettes d’honneur, des pactes scellés entre une nation et ses fils. Rien n’aurait été versé. On leur demande de mourir sur le terrain, mais on leur refuse le pain de la reconnaissance. Un peuple qui oublie de payer ses héros fabrique des mercenaires. Et des mercenaires ne gagnent pas les guerres. Ils les subissent.

IV. Le Feu éteint, l’Âme affamée
Le chef cuisinier de la sélection n’aurait pas été convié au voyage vers les USA. Un détail? Non. Le feu sacré d’une équipe passe aussi par la marmite. C’est le cuisinier qui transforme le riz en force, le bouillon en mémoire, le goût du pays en carburant. Sans lui, les Lions mangent sans saveur, loin des odeurs de Thiéboudienne qui rappellent pourquoi ils se battent. Si bien que certains commandent à l’extérieur, à cause, dit-on, de la faible qualité des repas à l’hôtel.

Imagine l’absurdité : des athlètes de haut niveau, en pleine Coupe du Monde, réduits à quémander un plat décent hors des murs. Le ventre crie, les jambes flanchent, et le rêve s’effrite à chaque bouchée avalée à la hâte.

Épilogue : L’écho d’un trône vide
Une Coupe du Monde ne se perd pas à la dernière minute. Elle s’effondre dans l’ombre, quand le respect devient dette, quand le toit devient cage, quand le pain devient mépris. On a envoyé des Lions au combat sans leur donner de terre à défendre. Alors leurs rugissements se sont brisés contre les murs de l’indifférence, et le rêve mondial a glissé, froid, entre des doigts déjà trop chargés de colère.

Ce n’est pas la fin d’un conte. C’est l’avertissement d’un royaume qui oublie ses rois.

 

Patrick Sota

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Le Sénégal voit ses chances de qualification s’amenuir

Posté par patricksota le 23 juin 2026

 

 

Sénégal vs Norvège : 2-3

Quand le marbre se fissure

 
ACTE I : L’IVRESSE DES ROIS
Le Sénégal avait laissé son ambition pliée, nette, au fond du vestiaire, à la mi-temps, face à la France. Quarante cinq minutes durant, les Lions de la Teranga avaient rugi comme il sied à des champions d’Afrique en titre. Ils avaient pressé, mordu, pensé le jeu. Sur la pelouse capricieuse du MetLife Stadium, tapis de gazon plus rebelle que royal, ils croyaient tenir le monde. Puis, soudain, le souffle s’est rompu. L’inspiration s’est éteinte. La rigueur s’est fêlée.

ACTE II : LA FAILLE DU MARBRE
Le naufrage a commencé par une main tremblante. Kalidou Koulibaly, roc d’Al-Hilal, capitaine, colonne, a livré une passe égarée. Un geste infime, une faute de scribe. Marcus Pedersen en a fait une sentence. 43e minute. Coup de poignard. Puis, à peine le temps de reprendre souffle, Erling Haaland, le Cyborg, a surgi sur un contre fulgurant, guidé par Martin Odegaard. 48e. Le marbre se fissurait. Même Edouard Mendy, gardien de murailles, héros à deux reprises face à Kristoffer Ajer et Odegaard, a failli offrir le second but avant la pause. La grâce l’a retenu, mais la peur était déjà entrée dans la cage.

ACTE III : LE SANG ET LA TORCHE
Haaland n’est pas un homme. C’est un verdict. Discret au début, il a puni sans bruit. Quand Ismaïla Sarr, éclair dans l’axe, a redonné une mèche d’espoir au Sénégal, 53e, le Viking a répondu par une nonchalance royale. 58e. Jeu vertical, sans détour, sans fioriture. Efficace comme une lame. Sur cette action, Mendy s’est brisé, sorti en boitant, emportant avec lui une part de certitude. Devant, le Sénégal s’est heurté à un mur. Bloc bas, physique, dense, impénétrable. Sadio Mané a cherché, seul, des interstices sur son aile gauche. Ses centres partaient, nobles, mais ne trouvaient que le vide.

L’Irak attend, tapis dans l’ombre, l’œil vif, l’âme patiente. Il sait qu’un lion blessé saigne plus qu’il ne rugit. Pour les hommes de Pape Thiaw, il faudra rallumer le feu des quarante cinq premières minutes. Allumer une torche dans la nuit, rassembler les éclats d’orgueil tombés sur la pelouse du MetLife. Sinon, les Lions de la Teranga laisseront leur couronne glisser, et l’Irak, sans bruit, ramassera ce que l’Afrique aura oublié de garder.

 

Patrick Sota

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

La France écrase le Sénégal (3-1)

Posté par patricksota le 17 juin 2026

 

 

France vs Sénégal : 3-1
Quand les Lions rugissent dans le vide
Chronique des gestes

 
Acte I : La mi-temps des trois lames non tirées
Le Sénégal s’avança comme un ouragan corseté de vert. Les Lions pressaient haut, mordaient les transmissions, forçaient le bloc français à reculer, à subir, à se déchirer.

19e minute, le centre manqué d’Ismaïla Sarr : Un trait d’or fendit l’air, fusant, millimétré. Dans la surface, Mané et Nicolas Jackson se tenaient seuls, à portée du destin. Le ballon glissa entre eux, vierge, sans qu’aucune semelle n’ose l’épouser. L’occasion passa, spectre.

20e-25e minute, le poteau de Nicolas Jackson : Réception, pivot, frappe sèche. Le cuir s’en alla heurter le montant intérieur avec la cruauté d’une lame qui s’arrête à un cheveu de la gorge. Le rebond heurta le dos du gardien, hésita sur la ligne, puis rejeta le rêve hors du cadre. Le Sénégal avait touché la gloire. La gloire recula.

40e+6 minute, l’envolée d’Ismaïla Sarr : À l’ultime seconde du temps additionnel, un ballon en or lui fut offert dans la surface. Contrôle, ouverture du pied, arme. La frappe prit l’ascension, ivre, et se perdit dans l’azur au-dessus de la barre. Le sifflet tomba aussitôt, tranchant l’élan.

0-0 à la pause. Score de mensonge. Le Sénégal avait dicté l’impact, l’intensité, l’erreur adverse. Mais le football ne s’écrit pas en domination. Il s’écrit en précision. Et la précision fit défaut.

 

Acte II : L’heure où la France devint scalpel
66e minute, 1-0 : Michael Olise, géomètre, glissa une passe laser dans le dos de la défense. Trajectoire droite, implacable. Kylian Mbappé surgit dans l’intervalle, fixa Mendy du regard, et croisa le cuir au fond. Le premier coup de scalpel.

82e minute, 2-0 : Adrien Rabiot perçut la profondeur, lança Bradley Barcola, tout juste entré. Le jeune ailier effleura le ballon d’un tir subtil, enroulé, presque poli, qui se nicha sous la barre transversale. Le break. La respiration coupée.

90e+5 minute, 2-1 : L’honneur sénégalais. Ibrahim Mbaye enchaîna contrôle, feinte, frappe croisée. Le Parisien réduisit l’écart d’un geste net, prière de révolte plantée dans les filets.

90e+6 minute, 3-1 : À peine le temps de respirer. Mbappé récupéra le cuir à 25 mètres de la cage sénégalaise. Il arma sans hésitation. La frappe, splendide, fuse comme un trait de lumière, lucarne, imparable. Sentence définitive. Point final.

Trois actions franches gaspillées par les Lions. Trois coups de scalpel assénés par les Bleus. 3-1

La France l’emporta sur l’efficacité. Le Sénégal s’inclina sur l’imprécision.

Le roman du match s’acheva ainsi : des griffes qui n’ont pas lacéré, et des lames qui ont tranché.

 

 

Patrick Sota

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Focus sur Yussuf Ndayishimiye

Posté par patricksota le 16 juin 2026

 

FB_IMG_1781330577019

Yussuf Ndayishimiye sous les couleurs de l’OGC Nice

Source : l’OGC Nice 

Épopée d’un géant, cantique des Hirondelles

 

ACTE I : L’ÉLÉGIE DU GÉANT : Le nom, la gloire, la chute

Yussuf Ndayishimiye.

Prononce ton nom à voix basse, et les stades se taisent pour écouter. Prononce-le plus fort, et c’est tout un peuple qui se redresse. Ton nom n’est pas une syllabe, c’est un blason. Gravé dans l’azur niçois, serti dans le vert-blanc-rouge des Hirondelles. Il dit la stature, la clairvoyance, l’élégance brutale des défenseurs qui lisent le jeu comme d’autres lisent les étoiles.

On garde le souvenir intact de ton arrivée. Toi, surgissant à Nice sans fracas, mais avec cette autorité tranquille des grands. Placement millimétré, comme si le terrain se pliait à ta géométrie intérieure. Relance de velours, où la violence du dégagement cède la place à l’intelligence de la passe. Tu n’étais pas un joueur de plus : tu étais l’architecte du silence. Celui qui éteint l’incendie avant même que la flamme ne lèche le bois. En club comme en sélection, tu t’imposais, non par le bruit, mais par l’évidence.

Puis vint l’éclipse. Octobre 2023, mois de cendre. Un genou qui trahit, un ligament qui se rend, et le monde qui s’arrête net. Treize lunes d’exil. Treize saisons concentrées en un seul hiver. Treize mois à converser avec la douleur, à négocier avec la peur, à reconstruire ton corps brique après brique, comme un maçon de cathédrales. La rééducation n’est pas un combat, c’est un deuil. Deuil de la vitesse, de l’insouciance, de l’illusion d’invincibilité. Combien se sont perdus dans ce crépuscule. Toi, Yussuf, tu as choisi la résurrection. Et ton retour n’est pas un retour : c’est une transfiguration. C’est la preuve éclatante que les cendres, quand on les aime assez, donnent naissance à des phénix

 

ACTE II : LA CROISÉE DES VENTS :  Le choix, le conseil, le respect

Aujourd’hui, le destin t’a conduit à la croisée des chemins, là où les vents se disputent les âmes des géants. Et nous, peuple patient des Hirondelles, nous ne brandissons ni injonction ni reproche. Nous tendons seulement nos mains, comme on tend une lanterne à celui qui traverse la nuit.

Pour la saison à venir, nous n’implorons qu’une grâce, plus précieuse que tous les titres : la guérison intégrale, sans trêve ni traîtrise

 Que tes genoux redeviennent des piliers de marbre. Que la confiance, cette souveraine capricieuse, revienne s’asseoir sur ton trône. Que le plaisir du jeu, pur et enfantin, chasse la mécanique du rendement. Joue d’abord pour l’ivresse, Yussuf. Le reste n’est que conséquence.

Et après la guérison, le choix. Deux routes, deux légendes possibles :

1. Si tu demeures sous le ciel azuréen, si Nice reste ta demeure, alors que l’Allianz Riviera redevienne ton sanctuaire et ta scène. Que chaque coup de sifflet y réveille la mémoire de ce que tu fus, et la promesse de ce que tu seras. Que le public, qui t’a porté avant l’orage, te porte encore plus haut après la tempête. Réécris-y la légende du défenseur-sentinel, celui dont l’ombre suffit à dissuader l’assaut. Que la constance, cette perle rare, vienne enfin sertir ton talent. Que l’on dise de toi : il n’a pas survécu à la blessure, il l’a vaincue.

2. Si ton âme t’appelle vers d’autres horizons, si un autre maillot, une autre ville, t’offrent la couronne de titulaire indiscutable, alors pars sans remords. Les géants ne s’attachent pas aux pierres, ils escaladent les montagnes. Quitte ce rivage non comme un exilé, mais comme un conquérant. Va chercher un projet qui t’élève, un entraîneur qui te comprenne, un vestiaire qui te fasse capitaine sans brassard. Partir, ce n’est pas trahir Nice. C’est honorer ta carrière. C’est refuser que le talent s’éteigne dans l’ombre quand la lumière l’appelle ailleurs.

ACTE III : LE SERMENT DES HIRONDELLES La patrie, l’attente, la foi

Car au-dessus de tous les stades, de tous les contrats, de toutes les stratégies, il y a une patrie. Il y a une bannière aux trois couleurs qui bat comme un cœur. Il y a septembre qui s’avance, drapé de solennité : les éliminatoires de la CAN 2027. Un groupe taillé dans le granit des défis — l’Algérie, maestra du football arabe, la Zambie, fougue indomptable des Chipolopolo, le Togo, audace vive des Éperviers. Un groupe difficile ? Sans doute. Mais les épopées naissent dans l’adversité, jamais dans le confort. Les petits pays n’entrent pas dans l’Histoire en évitant les géants : ils y entrent en les affrontant.

Patrick Sangwa le sait, et sa voix porte comme un tocsin :  » On ne lâche pas. On doit aller à la CAN chez nos voisins : Kenya, Ouganda, Tanzanie.” Comme si le destin nous offrait de rentrer chez nous par la grande porte. Mais pour franchir ce seuil, il nous faut nos colonnes. Nos Atlas. Nos hommes qui ne fléchissent pas quand le vent se lève.

Yussuf Ndayishimiye, tu es de cette engeance. Tu es de ces rares êtres qui, par leur seule présence, transforment le doute en espérance. Tu es le rappel souverain qu’aucun destin n’est scellé tant qu’un cœur refuse de se rendre. Ta carrière blessée puis relevée est devenue une parabole pour tout un peuple : tomber n’est rien, c’est le refus de se relever qui condamne.

Alors écoute. Écoute le murmure prudent de tes genoux, et l’élan impétueux de ton cœur. Choisis la voie qui t’offrira non seulement des minutes, mais du sens. Guéris sans précipitation. Reviens sans appréhension. Et quand tu fouleras à nouveau une pelouse, que ce soit l’azur de Nice ou l’herbe d’une autre terre promise, reviens entier. Reviens avec cette sérénité des rois qui n’ont plus rien à prouver, sauf à eux-mêmes.

Les Hirondelles t’attendent, ailes déployées, prêtes à fendre le ciel d’Afrique avec toi. Le Burundi t’attend, debout sur la pointe des espoirs, le regard rivé à l’horizon de 2027.

Force à toi, colosse. Que le vent soit ta monture, mais jamais ton maître. Et grave ceci dans le marbre de ton âme : cette certitude tranquille : tant que tu marches, l’horizon t’appartient encore.

 

 

Patrick Sota

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Espagne vs Cap-Vert (0-0) ou la plus grosse surprise du Mondial 2026

Posté par patricksota le 16 juin 2026

COUP DE TONNERRE : L’IBÉRIE MUETTE FACE À L’INSOLENCE DES REQUINS

Atlanta, Mercedes-Benz Stadium : 0 à 0

On l’annonçait reine, couronnée, promise au triomphe final. L’Espagne, armada rouge aux mollets d’or, foulait la pelouse d’Atlanta ce lundi soir pour y écrire le premier chapitre de son Mondial. Face à elle, un novice. Le Cap-Vert. Archipel minuscule, géant d’orgueil. Les « Requins Bleus » n’avaient que leur faim pour armes.

Luis de la Fuente alignait son 4-3-3 de certitudes : Gavi, Torres, Oyarzabal en fer de lance. Lamine Yamal, foudre en réserve, patientait sur le banc. En face, en 4-2-3-1, Livramento montait la garde en pointe, sentinelle solitaire d’un peuple qui découvrait la Coupe du Monde.

Et le miracle commença.

Acte I : L’assaut et le rempart

La Roja prit la mer. Possession, passes, vagues. 74% de cuir, 764 transmissions, une mécanique huilée à 92% de précision. Cucurella et Llorente, lames sur les flancs, déferlaient, mais leurs centres se brisaient, sans écho, contre un mur d’Atlantique.

Le Cap-Vert subissait, oui. Mais il ne sombrait pas. Il encaissait, il respirait, il répondait. Quelques constructions, rares, ciselées, comme des éclats de défi lancés au visage des champions d’Europe. Pedri, à la 15e, signa la première menace. La première seulement. Car dès la 36e, le ciel s’assombrit pour l’Espagne.

Acte II : Le portier, gardien d’un songe

Vozinha. Nom de poète, mains de granit. Pedri décocha une reprise surpuissante, balle destinée aux filets, à l’histoire. Claquette. Le gardien arracha le ballon sous sa barre comme on arrache une âme à la mort. Puis ce fut Torres, de six mètres, dont la frappe lécha la barre. Puis Oyarzabal, dont le cri fut étouffé par le même Vozinha. À la 45e, encore Torres. À la 45+3e, la tête croisée de Laporte. Chaque fois, le même mur. Le même refus. Le même homme, XXL, qui écœurait la Roja, minute après minute.

Acte III : La stérilité du géant

De retour des vestiaires, l’Espagne revint avec la même faim. Oyarzabal, à la 47e, manqua de quelques centimètres pour smasher le destin. Ruiz essaya de loin, de la tête, de l’âme. En vain. Lamine Yamal entra, porteur d’espoir, d’électricité. Le tableau demeura vierge.

27 tirs. 8 cadrés. 11 corners. Une domination statistique qui ressemblait à une oraison funèbre. En face, 1 seul tir cadré, 1 seul corner, 26% de possession. Et pourtant, ce furent les Requins qui dictèrent la loi : celle de la résistance, celle du cœur.

Épilogue : Le 0-0, verdict des braves

L’Espagne rata son baptême. Elle repartit d’Atlanta avec des regrets plein les crampons et la certitude amère qu’on ne gagne pas un Mondial à coups de pourcentages. Le Cap-Vert, lui, repartit avec l’honneur intact, la tête haute, et la preuve que dans le football, comme dans la vie, les géants peuvent trébucher sur l’audace des petits.

Statistiques, froides comme l’épée :
Possession : 74% – 26%
Tirs cadrés : 8 – 1
Passes : 764 – 275
Précision : 92% – 74%
Corners : 11 – 1

Mais les chiffres ne racontent pas Vozinha.
Les chiffres ne racontent pas le courage.

Coup de tonnerre, en effet. Et le tonnerre venait de l’archipel.

 

Patrick Sota

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Hommage mérité à la STNB

Posté par patricksota le 16 juin 2026

 

ÉLOGE À LA STNB, GARDIENNE DES SOIRS DE MONDIAL

 

 

À porter au pinacle, sans barguigner

Frères et sœurs du Burundi, amants du ballon, peuple au cœur battant,

La Radio Télévision Nationale du Burundi, vénérable institution, nous offre déjà une part du banquet : 34 matchs sur 104. Une sélection précieuse, qui comble par éclats, mais laisse deux soirs sur trois nos salons en quête de récits entiers, nos cœurs suspendus.

Et elle vient.

La Société de Télédiffusion Numérique du Burundi. STNB. Nom qui résonne comme une promesse gravée dans l’éther, scellée pour nous tous.

Là où l’attente s’épaissit dans nos chaumières, là où nous guettons l’intégrale du rêve, elle va porter. Lumière dans la pénombre, main tendue au-dessus de notre attente. Elle va porter l’intégralité de la compétition, de la première escarmouche au dernier souffle de la finale. 104 duels, 104 récits, 104 frissons. Aucun but ne restera orphelin. Aucun dribble ne tombera dans l’oubli. Aucune larme de victoire, aucun sanglot de défaite ne sera volé à nous, peuple.

La chaîne 106. Seuil de jade, portail de velours où les nations s’embrassent et s’affrontent.  Chaque soir, c’est là que le monde entre dans nos maisons. Là que les crampons griffent l’herbe du rêve et que nos poitrines battent à l’unisson des stades lointains. La chaîne 106 : un chiffre devenu autel, un canal devenu cathédrale où chaque match est messe et chaque but, alléluia.

Il faut de l’audace pour relever ce défi. Il faut du panache pour compléter l’œuvre. Il faut une conscience pour comprendre que le football n’est pas un luxe : c’est notre respiration collective, le prisme où nous nous reconnaissons dans une ambiance électrique.

La RTNB ouvre la porte. La STNB va la pousser toute grande pour nous. Elle va ouvrir les vannes là où d’autres n’ouvrent qu’un passage. Elle va tendre l’infini là où d’autres ne proposent qu’un aperçu.

Alors oui, frères et sœurs, c’est à saluer d’avance. À saluer debout. À saluer mains sur le cœur. À saluer comme on salue les bâtisseurs d’unité, les passeurs de joie, les gardiens de notre lien.

Merci, STNB.
Toi qui vas transformer nos salons en stades, nos écrans en cathédrales, nos soirs en attente d’odyssées vécues.
Toi qui veilleras à ce qu’aucun de nous ne reste à la porte du rêve.

Au pinacle, je dis pour nous. Au pinacle et plus haut encore.

 
Patrick Sota
Journaliste Sportif

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

1234
 

unsspforest |
roussinette |
L'EPS AU COLLEGE JEAN ... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | ASUC Migennes Handball
| sanarycyclosports
| JUDO-AMIKUZE.FR , le blog