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L’aventure des cadettes burundaises s’arrête au 2ème tour des éliminatoires du Mondial U17 2026 des filles prévu au Maroc

Posté par patricksota le 31 mai 2026

Stade Intwari : La Nécrologie des Hirondelles

Bujumbura, Burundi – 30 mai 2026 | 2ème tour des éliminatoires, Coupe du Monde U17 Féminine, Maroc 2026

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 Les Cadettes Éthiopiennes 

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Les Cadettes Burundaises 

L’Intwari gronda. Sous un ciel lourd de promesses, les Hirondelles du Burundi fondaient sur l’Éthiopie, ailes déployées, serres affûtées. Dès l’entame, le match s’embrasa. Un coup de foudre.

À la 5ème minute, Dancille surgit, météore vengeur, et foudroya le filet. 1-0. L’espoir, fragile et radieux, s’alluma dans la poitrine des Burundaises. On crut, un instant, toucher l’absolu.

La première période fut un siège. Un assaut. Une domination sans partage. Les U17 burundaises dansèrent autour de la forteresse éthiopienne, mais le but, capricieux, se dérobait. Occasion après occasion, le sort s’acharna. Cruel. Ironique.

1-0 à la pause. Score trompeur, laconique, indigne de l’orgie manquée. Les Hirondelles auraient dû broyer la rencontre : 3-0 au bas mot, 4-0 sans impudeur. Elles ne tuèrent point. Et ce péché d’orgueil allait peser.

Car Addis-Abeba résonnait encore : 2-1 pour l’Éthiopie au match aller. À 2-2 au cumulé, l’indécision flottait, spectre au-dessus du gazon.

 

Le retour des vestiaires : le gel

Les Éthiopiennes revinrent transfigurées. Plus âpres, plus lucides, armées d’une rigueur tactique qui glaça l’élan burundais. Elles prirent les rênes. Le match changea de maître.

Ayele Abebe surgit alors, bourreau impassible, et d’un geste précis éteignit l’incendie. 1-1. L’Intwari, clairsemé, sombra dans un silence de cimetière. On n’entendait plus que le souffle court des illusions qui meurent.

Il fallait pourtant réagir. Pousser. Rugir. Aller chercher ce 2-1, ce 3-3 au cumulé qui offrirait l’oxygène des prolongations. Mais le public était rare, et les jambes lourdes.

 

La sentence : 72ème minute

Comme un couperet. Comme un verdict. Lidiya, l’Éthiopienne, surgit dans la brèche et assomma les Hirondelles d’une frappe sans pitié. 1-2.

La mission devint titanesque. Il fallait désormais inscrire deux fois pour arracher le 3-2, forçant le destin à la prolongation.

Trop. Trop pour des cadettes éreintées, vidées, l’esprit en friche et l’invention tarie. Les corps refusaient. Le rêve s’effritait.

 

Épilogue : les lendemains qui chantent

Ne jetons pas l’opprobre sur ce parcours. Non. Car sous la poussière de la défaite, des diamants brillent. Des aspects lumineux, des promesses indociles, laissent entrevoir des lendemains qui chantent.

À une condition : travailler. Sans relâche. Avec l’acharnement des forgerons et la patience des bâtisseurs. Que cette blessure devienne leçon. Que le tir soit rectifié.

Que les Hirondelles franchissent, la prochaine fois, le 3ème tour des éliminatoires. Et que, les dieux du football bénissant enfin ces efforts, s’ouvre la voie d’une qualification historique pour la Coupe du Monde.

Présentement, l’heure n’a pas sonné. Il reste des paliers, des cimes, des épreuves. Mais la fondation est posée. La base d’un avenir radieux est là, gravée dans la terre de l’Intwari.

Au travail. Et sans relâche.

 

Patrick Sota

 

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