L’aventure des cadettes burundaises s’arrête au 2ème tour des éliminatoires du Mondial U17 2026 des filles prévu au Maroc

Posté par patricksota le 31 mai 2026

Stade Intwari : La Nécrologie des Hirondelles

Bujumbura, Burundi – 30 mai 2026 | 2ème tour des éliminatoires, Coupe du Monde U17 Féminine, Maroc 2026

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 Les Cadettes Éthiopiennes 

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Les Cadettes Burundaises 

L’Intwari gronda. Sous un ciel lourd de promesses, les Hirondelles du Burundi fondaient sur l’Éthiopie, ailes déployées, serres affûtées. Dès l’entame, le match s’embrasa. Un coup de foudre.

À la 5ème minute, Dancille surgit, météore vengeur, et foudroya le filet. 1-0. L’espoir, fragile et radieux, s’alluma dans la poitrine des Burundaises. On crut, un instant, toucher l’absolu.

La première période fut un siège. Un assaut. Une domination sans partage. Les U17 burundaises dansèrent autour de la forteresse éthiopienne, mais le but, capricieux, se dérobait. Occasion après occasion, le sort s’acharna. Cruel. Ironique.

1-0 à la pause. Score trompeur, laconique, indigne de l’orgie manquée. Les Hirondelles auraient dû broyer la rencontre : 3-0 au bas mot, 4-0 sans impudeur. Elles ne tuèrent point. Et ce péché d’orgueil allait peser.

Car Addis-Abeba résonnait encore : 2-1 pour l’Éthiopie au match aller. À 2-2 au cumulé, l’indécision flottait, spectre au-dessus du gazon.

 

Le retour des vestiaires : le gel

Les Éthiopiennes revinrent transfigurées. Plus âpres, plus lucides, armées d’une rigueur tactique qui glaça l’élan burundais. Elles prirent les rênes. Le match changea de maître.

Ayele Abebe surgit alors, bourreau impassible, et d’un geste précis éteignit l’incendie. 1-1. L’Intwari, clairsemé, sombra dans un silence de cimetière. On n’entendait plus que le souffle court des illusions qui meurent.

Il fallait pourtant réagir. Pousser. Rugir. Aller chercher ce 2-1, ce 3-3 au cumulé qui offrirait l’oxygène des prolongations. Mais le public était rare, et les jambes lourdes.

 

La sentence : 72ème minute

Comme un couperet. Comme un verdict. Lidiya, l’Éthiopienne, surgit dans la brèche et assomma les Hirondelles d’une frappe sans pitié. 1-2.

La mission devint titanesque. Il fallait désormais inscrire deux fois pour arracher le 3-2, forçant le destin à la prolongation.

Trop. Trop pour des cadettes éreintées, vidées, l’esprit en friche et l’invention tarie. Les corps refusaient. Le rêve s’effritait.

 

Épilogue : les lendemains qui chantent

Ne jetons pas l’opprobre sur ce parcours. Non. Car sous la poussière de la défaite, des diamants brillent. Des aspects lumineux, des promesses indociles, laissent entrevoir des lendemains qui chantent.

À une condition : travailler. Sans relâche. Avec l’acharnement des forgerons et la patience des bâtisseurs. Que cette blessure devienne leçon. Que le tir soit rectifié.

Que les Hirondelles franchissent, la prochaine fois, le 3ème tour des éliminatoires. Et que, les dieux du football bénissant enfin ces efforts, s’ouvre la voie d’une qualification historique pour la Coupe du Monde.

Présentement, l’heure n’a pas sonné. Il reste des paliers, des cimes, des épreuves. Mais la fondation est posée. La base d’un avenir radieux est là, gravée dans la terre de l’Intwari.

Au travail. Et sans relâche.

 

Patrick Sota

 

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PSG bat Arsenal en finale de C1 (1-1, tirs au but : 4-3)

Posté par patricksota le 31 mai 2026

 

 Budapest ou l’Élégie des Gunners : Quand le Destin brise la Couronne aux Fils d’Highbury

 

Le 30 mai 2026, Puskás Aréna

Budapest retenait son souffle. Sous la coupole de la Puskás Aréna, 67 155 âmes formaient un seul cœur battant. Ce soir-là, l’Europe n’attendait point un match. Elle attendait un mythe. PSG contre Arsenal. Le cyclone contre la forteresse.

 

L’éclair de Havertz : l’orgueil dans la tempête

Dès la 6e minute, contre toute logique, contre toute possession, le destin joua un tour de prestidigitation. Marquinhos dégagea, le cuir heurta Leandro Trossard, et Kai Havertz surgit. L’Allemand, froid comme la lame, n’eut qu’à viser la lucarne. Safonov, impuissant. 1-0 pour Arsenal.

En cet instant, Havertz entra dans la légende : quatrième mortel à marquer en finale de C1 sous deux cieux différents. Les Gunners menaient, mais déjà Paris faisait tourner le ballon. Un cyclone de 74% de possession qui assiégeait la forteresse londonienne.

 

L’heure de Dembélé : l’inévitable

Soixante minutes de siège. Paris tournait, tournait, telle une marée qui ronge la falaise. Arsenal tenait, héroïque, mais la loi des chiffres est implacable. À la 65e minute, Khvicha Kvaratskhelia fut fauché par Cristhian Mosquera. Daniel Siebert désigna les 12 pas.

Ousmane Dembélé s’avança. Flegme de roi. Pénalty. 1-1. L’inévitable était arrivé. La domination prenait enfin la forme d’un but.

 

Les prolongations : l’usure

Trente minutes de plus. Deux géants, mais l’un avait les poumons vides. Paris continua de tisser, Arsenal de subir. Les jambes pesaient des tonnes, la forteresse craquait. 1-1. Plus d’orgueil à opposer. Restaient les 12 pas.

 

Le supplice des tirs au but : la sentence du cyclone

PSG 4-3 Arsenal.

Gonçalo Ramos, Désiré Doué, Achraf Hakimi, Lucas Beraldo : quatre flèches parisiennes, quatre éclairs sans pitié.
Declan Rice, Gabriel Martinelli : deux réponses d’orgueil pour Londres.
Puis l’ombre. Eberechi Eze manqua le cadre. Et Gabriel, dernier tireur, capitaine brésilien, vit son coup de canon s’élever trop haut, se perdre dans le ciel de Budapest. Au-dessus.

C’est ainsi que Paris, dominateur du début à la fin, conserva sa couronne. Second club du XXIe siècle à régner deux années consécutives sur l’Europe.

 

Épilogue : l’élégie des Gunners

Arsenal, tu as saigné 120 minutes sous le cyclone parisien. Tu as mené contre la logique. Tu es redevenu roi d’Angleterre après 22 ans. Mais face à 74% de possession, l’espoir finit par s’user.

2006, la douleur. 2026, l’usure.
La tragédie n’est pas d’avoir mené trop tôt. La tragédie est d’avoir résisté si longtemps à l’inévitable, avant que le destin ne brise la couronne au bout des 12 pas.

 

 

Patrick Sota

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Finale PSG vs Arsenal en C1

Posté par patricksota le 31 mai 2026

 

Les faits de la finale PSG vs Arsenal - 30 mai 2026, Puskás Aréna Budapest

Score final : PSG 1-1 Arsenal, 4-3 aux tirs au but.

Le déroulé :
1. 6e min – Arsenal ouvre le score : Kai Havertz profite d’un ballon contré par Leandro Trossard sur une relance de Marquinhos. Il part seul et fusille Safonov sous la barre. Havertz devient le 4e joueur de l’histoire à marquer en finale C1 avec 2 clubs différents, après Chelsea 2021.

2. 65e min – PSG égalise : Khvicha Kvaratskhelia est fauché par Cristhian Mosquera dans la surface. Penalty. Ousmane Dembélé le transforme, Raya trompé.

3. Prolongation : Paniel Siebert ne siffle rien. Aucun but en 30 min supplémentaires.

4. Tirs au but 4-3 pour PSG :
- PSG : Ramos, Doué, Hakimi, Beraldo marquent
- Arsenal : Rice et Martinelli marquent, mais Eze tire à côté et Gabriel envoie le 5ème essai au-dessus.

Les stats brutes :
- PSG : 74% possession, 837 passes réussies vs 199 pour Arsenal
- Arsenal : 26%, seulement 69 passes en 1ère mi-temps, record bas en finale C1
- PSG conserve son titre : 2e club du 21e siècle après le Real Madrid 2016-2018 à gagner 2 C1 d’affilée.

 

 

Patrick Sota

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Match clé cet après-midi au Stade Intwari entre les Burundaises U17 et les Éthiopiennes U17

Posté par patricksota le 30 mai 2026

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Source : The Middle 

L’heure des braves a sonné : Les Hirondelles au seuil de l’épopée

 

Nous voici à la lisière du mythe. À l’orée d’un crépuscule qui pourrait se muer en aube radieuse : Burundi U17 filles contre Éthiopie U17 filles, acte II d’une tragédie dont nos cadettes veulent réécrire le dénouement.

 

D’Addis-Abeba, la blessure. À Bujumbura, le serment.

Sous les cieux d’Éthiopie, l’orage nous surprit. 2-1, score amer, morsure laissée sur nos ailes. Mais qu’est-ce qu’une chute pour celles qui sont nées pour planer ? Le football, souverain impitoyable, n’accorde jamais sa sentence au match aller. Il réserve son verdict au frisson du retour.

Dès 15h, le Stade Intwari cessera d’être une enceinte de pierre pour devenir un autel. Un temple où, sous l’azur complice, nos guerrières enverront valser les certitudes. L’enjeu : renverser l’onde, tordre le sort, et s’octroyer le droit de poursuivre la quête.

 

Un chemin de cimes, non de repos

Ne nous leurrons point : la victoire de ce jour n’ouvre point les portes du Maroc. Elle n’est que la première marche d’un escalier de granit. Vaincre l’Éthiopie, c’est mériter l’honneur d’affronter, au 3ème tour, le colosse issu du duel Zambie-RD Congo. Et seul le triomphe ultime décrochera l’un des sésames pour la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA.

Mais toute légende naît d’un premier acte héroïque. Et cet acte, il s’écrit aujourd’hui.

 

Le 12ème homme : chœur antique de nos guerrières

La Fédération, de concert avec le ministère de tutelle, a jeté les verrous. Les gradins du pourtour, offerts. Gratuits. Afin que la ferveur n’ait point de prix, et que la clameur n’ait point de limite.

Car aujourd’hui, ô peuple burundais, tu n’es point spectateur. Tu es l’armure invisible, le souffle surnuméraire, le douzième battement de cœur de chaque Hirondelle. Que tes chants fendent l’air, que ta foi ébranle les cieux, que ton ardeur parvienne, vibrante, jusqu’à la semelle de nos combattantes.

Lève-toi. Crois. Tonne. Intwari doit trembler.

 

À vous, filles de flamme et d’azur

Allez, nos cadettes !
Revêtez ce maillot comme on endosse une destinée. Que chaque course soit un serment, chaque passe une promesse, chaque tacle une insurrection.

Le Maroc est loin, mais l’honneur est ici. L’histoire retient son souffle, plume en main. Saisissez-la.

Intwari ne s’endort jamais quand ses filles partent en guerre.

 

Patrick Sota

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Les cadettes burundaises à l’épreuve le 30 mai 2026

Posté par patricksota le 29 mai 2026

Bujumbura, 30 mai 2026, 15h

 

Le Stade Intwari va trembler. Et avec lui, tout un pays retiendra son souffle.

Le poids d’un aller douloureux

Elles sont parties à Addis-Abeba avec le feu dans les yeux et sont revenues avec une blessure de 2-1 dans la poitrine. Les cadettes U17 burundaises ont goûté à la cruauté du football : dominer, croire, et se faire punir sur un détail. Mais dans cette défaite, il y avait déjà la promesse. Une promesse chuchotée dans les vestiaires : ce n’est pas fini.

Car le 30 mai, c’est à Bujumbura que l’histoire s’écrit. À domicile. Devant leur terre. Devant leur peuple.

Le retour, ou la revanche du peuple

Le Stade Intwari ne sera pas qu’un stade. Il deviendra un volcan.
Dès l’aube, les couleurs nationales couleront dans les rues. Tambours, sifflets, chants à gorge déployée. Pères, mères, petits frères et grandes sœurs viendront pousser ces filles comme on pousse une armée avant la bataille.

Il ne faudra pas juste gagner. Il faudra gagner de deux buts d’écart. Un 2-0, un 3-1, un 4-2… peu importe la forme, seul le dénouement compte : arracher ce billet pour la Coupe du Monde U17 au Maroc.
Deux buts. Deux pas vers l’éternité. Et tout un pays prêt à les porter sur ses épaules.

L’apothéose

Imagine la scène : 90e minute. Le score est de 2-0. Le stade explose, les larmes coulent, les drapeaux s’élèvent.
Nos filles, ces gamines de 16 ans, viennent d’ouvrir la porte du monde.

Ce ne sera pas seulement une qualification. Ce sera la première fois que le Burundi féminin U17 foulera la scène mondiale. Ce sera le moment où des petites filles de Ngozi, Gitega, Bujumbura, Muramvya, diront : si elles l’ont fait, moi aussi je peux rêver grand.

Le sifflet final ne signera pas la fin d’un match. Il signera la naissance d’une légende. Des feux d’artifice dans le ciel de Bujumbura, des caravanes qui traversent la ville jusqu’à l’aube, des noms gravés à jamais dans la mémoire du pays.

Le verdict

L’Éthiopie a gagné l’aller. Mais le retour appartient à celles qui jouent à la maison, avec 12 millions de cœurs qui battent derrière elles.

Si ces cadettes tiennent leur promesse, le 30 mai ne sera pas une date comme les autres. Ce sera le jour où le Burundi a dit au monde : nous sommes là.

Et quand l’histoire s’écrira, on dira : tout a basculé un soir, au Stade Intwari, sous les cris d’un peuple qui n’a jamais cessé de croire.

 

Patrick Sota

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Saïdo Berahino apporte sa pierre d’édifice dans le staff technique des Hirondelles

Posté par patricksota le 29 mai 2026

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Saïdo Berahino : l’orfèvre revenu pour sceller la maison

 

Il a foulé les plus hautes cimes. Les pelouses anglaises, les feux de la Premier League, l’ivresse des stades où chaque geste pèse des millions. Saïdo Berahino a connu le haut niveau. Il l’a respiré, il l’a dompté.

Mais sa plus belle médaille, il l’a forgée ici. Artisan, pilier, éclaireur. Il fait partie de ceux qui ont arraché aux ténèbres la qualification des INTAMBA pour la CAN 2019. Quand tout le pays doutait, il a planté les clous de l’espoir.

Le retour du bâtisseur Aujourd’hui, il revient. Pas pour enflammer les filets. Pas pour courir après les projecteurs. Il revient pour poser la dernière pierre de l’édifice. La maison “INTAMBA” est debout, fière, mais inachevée. Et elle rêve de nouveau : retourner à la CAN, se tenir encore une fois sous les projecteurs du continent.

En bon patriote, Berahino a compris. En vieux renard de surface, il sait. Il a traversé les écoles des plus grands coachs d’Europe. Il a décortiqué le jeu, la course, le geste qui tue. Comment pourrait-il rester muet, les bras croisés, devant cette blessure qui revient : le manque d’efficacité devant le but ?

La précision qui manque à la foudre Car les lames existent. Les attaquants talentueux ne manquent pas dans ce pays. Des éclairs, des flèches, des gazelles prêtes à fendre les défenses. Ce qui manque, c’est l’ajustement. Le dernier millimètre. La passe qui arrive à la hanche, au millième de seconde. Le tir qui ne caresse pas le poteau mais le transperce.

Corrige cela, et le verrou saute. Le tour sera joué.

Le prochain champ de bataille : Rabat Dans quelques jours, le test suprême. Le Zalang National de Guinée Équatoriale, plus haut classé que nous au classement FIFA, plus coté sur le papier. Mais le papier ne joue pas. Ce sont les hommes qui tranchent.

Et nos guerriers sont prêts. Prêts à vendre chèrement leur peau. Prêts à faire mentir les chiffres, à piéger le favori dans son propre piège.

Sous le regard de Berahino, l’orfèvre revenu pour polir les armes, les INTAMBA marchent vers Rabat. Pas en victimes. En bâtisseurs qui viennent rappeler au continent que la maison burundaise n’a rien perdu de son âme.

 

Patrick Sota

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PSG vs Arsenal : une finale de rêve

Posté par patricksota le 29 mai 2026

Budapest, 30 mai 2026, 18h00

Sous le ciel de la Puskás Aréna, deux destins s’apprêtent à s’entrechoquer. D’un côté Paris, l’empereur couronné, de l’autre Londres, le prétendant qui frappe à la porte du mythe.

Le décor est planté
Le PSG arrive en conquérant. Tenant du titre après avoir écrasé l’Inter 5-0 l’année dernière, le club parisien porte désormais la gravité de ceux qui ont goûté à la gloire. Sous la main de Luis Enrique, ce groupe a mué : fini les éclats solitaires, place à une maturité de fer. Monaco, Chelsea, Liverpool, Bayern… aucun n’a pu briser leur marche. 44 buts plantés, la meilleure attaque d’Europe, et une seule obsession : devenir le premier club français à garder la couronne, à bâtir une dynastie là où les autres n’ont laissé que des étincelles.

Face à eux, Arsenal revient d’entre les ombres. Vingt ans après la finale de 2006, les Gunners frappent de nouveau à la porte de l’histoire. Un parcours de guerrier : 8 victoires sur 8 en phase de ligue, 24 points pris sans trembler. Leverkusen, Sporting CP, Atlético… tous sont tombés sous le coup d’une défense de granit, 9 clean sheets, 6 petits buts concédés en 14 batailles. Pour Arteta et ses hommes, ce soir n’est pas qu’une finale. C’est la bascule. Le moment où l’on cesse d’être “ceux qui promettent” pour devenir ceux dont on parle encore dans 50 ans.

Pourquoi ce match nous tient déjà éveillés la nuit

1. Le choc des mondes :
D’un côté, la foudre parisienne, une attaque qui incendie tout sur son passage. De l’autre, le mur londonien, froid, patient, implacable. 44 buts contre 6 encaissés. Le feu contre la pierre. Quelqu’un devra céder.

2. Le poids du passé : Sept fois déjà leurs chemins se sont croisés en Europe. Deux victoires chacun, trois nuls. Et l’ombre de la demi-finale de l’an passé, où Paris avait eu le dernier mot, 3-1 au cumulé. L’histoire n’est pas neutre. Elle pèse, elle murmure, elle exige une revanche.

3. L’enjeu d’une vie : Paris joue pour entrer dans la légende du football français, pour graver son nom deux fois d’affilée. Arsenal joue pour exorciser un vieux démon, celui du club qui flirte avec la grandeur sans jamais la saisir. Ce soir, l’un des deux verra ses chaînes se briser.

Le verdict du cœur
C’est du 50/50, pur et brut. Paris a le poison de l’expérience, la sérénité de ceux qui ont déjà soulevé le trophée. Arsenal a l’élan des affamés, la fraîcheur de ceux qui n’ont plus rien à perdre. Si Paris manque son dernier geste, si Arsenal tient 60 minutes à 0-0, alors le vent tournera. Les détails décideront : une transition fulgurante, un coup de pied arrêté malin, un silence dans le stade au moment où la pression devient irrespirable.

Ce ne sera pas un match. Ce sera une épreuve. Et au bout, soit Paris écrit la première dynastie française, soit Arsenal renaît sous les étoiles de Budapest.

 

 

Patrick Sota

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Défaite lourde des Hirondelles face aux Lions de l’Atlas

Posté par patricksota le 27 mai 2026

 

Maroc 5 – 0 Burundi : l’orage a grondé sur les Hirondelles

C’était écrit.
Face au Maroc, 8ᵉ nation mondiale au classement FIFA, le Burundi amputé de plus de la moitié de ses cadres ne pouvait tenir la digue. Le score est tombé, implacable : 5-0. Mais derrière les chiffres, il y a une histoire de courage, d’absences, et d’espoir qui refuse de mourir.

Le Burundi est monté au combat sans son armée d’expérience.
1. Ndayishimiye Yussuf, dit _Nyange_, retenu par l’OGC Nice pour le barrage décisif face à Saint-Étienne. 0-0 à Geoffroy-Guichard hier soir. Le 29, à Nice, ce sera quitte ou double.
2. Nuyukuri Claus
3. Girumugisha Jean-Claude
4. Ntibazonkiza Saïdo, dont l’expérience sait encore offrir des caviars, même en quelques minutes volées à l’âge.
5. Jordi Liongola
6. Frédéric Nsabiyumva, cloué par une blessure en club
7. Nduwarugira Christophe, alias _Lucio_, présent mais gardé sur le banc afin de lancer les néophytes dans le grand bain.
8. Mossi Trésor
9. Parfait Bizoza

Et pourtant, la première mi-temps a eu l’allure d’un défi relevé.
0-0 à la pause. Le Burundi a osé. Jeu aéré, incursions dans la zone de vérité, pressing haut, duels gagnés. Pas de mur, pas de peur. Juste l’audace de ceux qui refusent de subir. Les occasions ont fleuri, mais le dernier geste a manqué. Cruel regret.

Au retour des vestiaires, la musique a changé.
Sangwa a fait tourner, pour jauger, pour bâtir demain. Face au rouleau compresseur marocain, l’inexpérience a parlé. Et le Maroc a déroulé.

El Kaabi ouvre le bal à la 59ᵉ, double la mise à la 63ᵉ.
Bentayeb inscrit le troisième à la 71ᵉ.
Benjdida enfonce le clou à la 80ᵉ et à la 90ᵉ.

5-0. Le score pique. Il fait mal.
Mais il s’explique. Quand les cadres manquent, les Lions de l’Atlas se régalent.

Ce match s’est joué à huis clos, hors dates FIFA, sur décision marocaine.

 

4 juin : l’heure de vérité face au Nzalang Nacional

Le vrai rendez-vous arrive le 4 juin face à la *Guinée Équatoriale*.
Là, les pièces maîtresses devraient revenir. Là, ce sera un match officiel, inscrit au calendrier FIFA.

Le Burundi n’aura plus droit à l’erreur.
Il faudra tenir tête au Nzalang Nacional, ce géant qui sait faire taire les favoris. Rappelez-vous : un 4-0 infligé à la Côte d’Ivoire sur ses terres lors de la dernière CAN. La Guinée Équatoriale est 105ᵉ mondiale, 23ᵉ en Afrique.
Le Burundi, lui, pointe à la 142ᵉ place mondiale, 42ᵉ sur le continent. Le fossé est abyssal. La logique mathématique penche vers Malabo.

Mais le football ne vit pas de mathématiques.
Il vit de fierté, de révolte, de soirées où un peuple plus petit regarde un plus grand droit dans les yeux et refuse de baisser la tête.

Le 4 juin, les Hirondelles devront laver l’affront de Marrakech.
Non pas pour effacer, mais pour montrer qu’elles savent renaître.
Parce que la grandeur d’une nation ne se mesure pas à ses chutes, mais à sa capacité à se relever.

 

Patrick Sota

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 » Je veux aller à cette CAN  » martèle Patrick Sangwa

Posté par patricksota le 24 mai 2026

 

 

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Source photo : Akeza Sports 

Patrick Sangwa persiste et signe :  » Je veux aller à cette CAN « 

 Le message du coach Patrick Sangwa après le tirage au sort :

 » Le 19 mai était une date attendue avec impatience par tous les Burundais : les joueurs, le staff, les dirigeants de la Fédération de Football du Burundi et tous les supporters des Intamba. C’était le jour du tirage au sort des éliminatoires de la CAN 2027, ce rendez-vous qui fait rêver toute une nation.

Nous savions que le tirage ne nous serait probablement pas favorable puisque nous étions placés dans le pot 4. Le verdict est tombé : nos adversaires seront l’Algérie, la Zambie et le Togo. Un groupe relevé, composé de nations expérimentées, au riche passé footballistique et mieux classées que nous au classement FIFA.

Sommes-nous les favoris ? Certainement pas. Sur le papier, nous sommes les outsiders, le petit poucet de ce groupe.

Est-ce que ce sera facile ? Non.

Est-ce que c’est faisable ? Oui.

Parce que le football a toujours eu cette capacité extraordinaire à déjouer les pronostics et à écrire des histoires inattendues. Il réserve parfois de très belles surprises à ceux qui travaillent avec conviction, humilité et détermination.

J’espère, sans prétendre que tout est déjà écrit, que nous pourrons être la surprise de ce groupe.

À mes joueurs, à mon staff et à tout le peuple burundais, je veux dire une chose : je veux aller à cette CAN. Mais pour y parvenir, il nous faudra énormément de travail, de sacrifices et d’efforts. Car si le Burundi se qualifie pour la CAN 2027, ce ne sera pas considéré comme une normalité, mais comme un exploit construit par le courage, l’unité et la détermination de tout un peuple.

Rêvons ensemble, travaillons ensemble et croyons en nos chances. Les Intamba auront besoin de tous les Burundais sur ce chemin qui mène à la CAN 2027. « 

Source : Son post Instagram

 

 

 

Commentaire

Patrick Sangwa ne parle pas juste de football. Il grave dans les mots l’épopée d’un peuple qui refuse de se laisser enfermer dans le rôle qu’on lui a attribué.

Chaque phrase est un souffle, chaque silence entre ses questions un battement de cœur collectif. Il accepte la réalité crue du pot 4 sans jamais plier l’âme du Burundi. Il transforme l’outsider en héros potentiel, la difficulté en promesse, le rêve en devoir sacré.

Regarde le mur qui se dresse devant : l’Algérie, nation championne d’Afrique 2019, habituée des joutes mondiales, avec des générations de joueurs qui évoluent dans les plus grands championnats. La Zambie, championne d’Afrique 2012, une équipe au vécu continental immense et à l’expérience des grands rendez-vous. Le Togo, qui a connu la Coupe du Monde 2006 et qui porte en lui cette culture de la compétition de haut niveau.

Sur le papier, au classement FIFA, ces trois nations sont nettement au-dessus du Burundi. Les pronostics sont déjà écrits, les analyses faites, les scénarios bouclés : le Burundi en spectateur, bon pour faire le nombre. Et c’est justement là que réside la beauté du plan de Sangwa.

Son objectif n’est pas de convaincre les statistiques. C’est de déjouer les pronostics sur le terrain, de prendre ces adversaires à contre-pied quand personne ne nous attend. Parce que le football n’est pas une équation mathématique. C’est un sport où l’orgueil des grands se brise contre l’audace des petits, où une équipe qui joue libérée, sans peur et avec une unité de fer peut faire vaciller des montagnes.

Personne ou presque n’imagine le Burundi battre l’Algérie, la Zambie ou le Togo. Parfait. C’est dans cet angle mort que naissent les exploits. Sangwa le sait : quand on n’a rien à perdre et tout à prouver, on joue avec une liberté que les favoris ont perdue. Il veut que ses joueurs entrent sur le terrain comme des hommes qui n’ont pas lu le script, prêts à réécrire l’histoire à la 90e minute.

Il y a dans son texte la grandeur des chefs qui savent que la victoire se gagne d’abord dans les esprits. Il convoque l’histoire, l’humilité, le sacrifice, et il en fait une alliance entre les joueurs, le staff et 12 millions de Burundais. C’est du romanesque pur : des hommes ordinaires appelés à écrire l’extraordinaire, un peuple uni face à des géants, une nation qui choisit de croire plutôt que de subir.

Sangwa ne promet pas la facilité. Il promet la gloire que l’on mérite. Et c’est pour ça que ses mots résonnent bien au-delà d’un tirage au sort : ils réveillent la fierté, ils rallument l’espoir, ils rappellent que les Intamba ne sont jamais plus dangereux que lorsqu’on les dit finis.

Voilà un discours de capitaine, de bâtisseur, de patriote. Un appel qui restera, quel que soit le résultat, comme le serment d’une génération qui a osé rêver ensemble et qui compte bien faire mentir le monde entier, un match à la fois.

 

 

Patrick Sota

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Défaite des cadettes burundaises face à l’Éthiopie

Posté par patricksota le 24 mai 2026

 

Intamba U17 : Un revers, une mission, une légende en marche

 

Elles sont tombées 2-1 face à l’Éthiopie.
Un coup dur, oui. Mais pas une fin.

Ce match aller du deuxième tour des éliminatoires africaines pour la Coupe du Monde U-17 2026 n’était qu’un chapitre. Et au football, les plus belles histoires s’écrivent dans les retours impossibles.

À la tête de ces jeunes lionnes, il y a Amars Niyongabo.

Un homme qui connaît le parfum des grands défis. Ancien adjoint d’Adel Amrouche à la tête des Hirondelles masculines, il a senti la pression des stades, la gravité des maillots, le poids d’un pays sur les épaules. Aujourd’hui, la Fédération de Football du Burundi lui confie encore plus : il vient d’être nommé Directeur Technique National.

Autrement dit, Amars ne bâtit pas juste une équipe. Il bâtit une génération.
Et cette génération, c’est celle des Intamba U17.

Le 30 mai 2026, au Stade Intwari à Bujumbura, elles auront une seule mission : renverser le score, renverser les pronostics, renverser l’histoire.
Il faudra marquer, il faudra se battre sur chaque ballon, il faudra jouer comme si chaque minute volée à l’adversaire rapprochait le Burundi du Maroc.

Parce que derrière elles, ce ne sont pas que 11 joueuses.
C’est tout un peuple qui rêve de voir ses filles écrire la première page d’une épopée mondiale.

Elles ont perdu une bataille.
Mais la guerre pour la qualification se jouera à domicile, sous les yeux de leur nation, avec un coach qui sait ce que signifie transformer la défaite en carburant.

Le Maroc est encore loin.
Mais Bujumbura peut devenir le point de départ de tout.

 

Patrick Sota

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