Vital’O d’antan, bourreau des formations kenyanes

Posté par patricksota le 12 août 2019

Vital’O de l’époque, bourreau des équipes kenyanes. Deux ans après l’expérience amère vécue par Gor Mahia, la formation de Scarlet subissait le même sort à Bujumbura. Mais de façon moins humiliante. Mémorable année 1985.

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Vital’O d’antan, bourreau des formations kenyanes

 

À l’aller, au terme du temps réglementaire, les deux équipes s’étaient neutralisées par un score paritaire de 1-1. De manière injustifiée et injustifiable, l’arbitre a ajouté 9 minutes de temps additionnel. Du reste, sa prestation au cours du match était des plus lacunaires. Partisanerie à peine voilée pour l’équipe visitée. Scandale !

Alors, à la 98ème minute, il accorde un but litigieux consécutif à un accrochage flagrant sur un défenseur central de Vital’O. Halidi si ma mémoire est bonne. Score final : 2-1 pour Scarlet.

Au retour, à Bujumbura, les Kenyans ont vraiment bien joué. À certaines phases du jeu, ils ont donné des sueurs froides aux défenseurs de Vital’O.

Alors arrive ce coup franc excentré vers la droite. Donc idéalement placé pour un gaucher et fin tireur. Malick Jabir, « ingénieur » en la matière, était déjà prêt du ballon. C’était à 20 mètres des bois kenyans. La cage kenyane habilement surveillée par le géant Washington était jusque là inviolée. Sûr de lui, il faisait un rictus de joie à chaque fois qu’il captait le ballon. Et levait son bras pour montrer sa force et sa puissance. Fort, il l’était. Très bon gardien.

Alors, Malick pose la balle par terre. À côté de lui se trouve le défenseur Halidi. Le mur kenyan veille au grain. Hyper attentif. Washington remplit la cage tel un gorille enfermé dans le parc de la Kagera.

Halidi et Malick trouvent une astuce pour tromper la vigilance du mur et celle du prétentieux Washington. Geste aux allures d’une feinte, on pense que c’est Halidi qui va tirer le coup franc. Il fait un, deux, trois pas et fait semblant de tirer.

Malick, bien caché dans son dos, voit bien que Washington s’est déplacé vers la droite (côté Hôtel Paguidas). Parce que trompé par le geste de Halidi. Malick, habitué à ce genre d’exercice, place la balle du côté opposé. Direction Source du Nil (Hôtel Méridien). Washington constate trop tard que la balle a franchi la ligne de but. Les filets tremblent ! Le public exulte. On est à 10 minutes de la fin du match.

Les mauves et blancs tiennent bon face à des Kenyans solides. Washington cesse ses grimaces de singe. Et enlève sa casquette qu’il portait jusqu’ici en signe de mépris. Assurance en déroute. D’ailleurs Mudeyi Gustave alias Chola, remarquable ailier droit, n’est pas loin de corser le score. Mais son tir fumant heurte la barre transversale. Washington  a encore tremblé.

Fin du match par la plus petite des marges. 1-0 synonyme de qualification pour le tour suivant.

Atterrés, les joueurs de Scarlet sont restés couchés à même le sol et les larmes coulaient à tire-larigot.

 

Patrick Sota

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