Conférence publique de 3 membres du Comité Exécutif de la FFB

Posté par patricksota le 2 mars 2011

 

 

Les 3 conférenciers (de gauche vers la droite : Marandura, Mwembo et Lyse)

Patrick Sota du journal Arc-en-Ciel et Désiré Hatungimana de la radio Isanganiro

 

 

Kaneza Lyse, Ruberintwari Désiré dit Mwembo et Habimana Aimable dit Marandura ont jeté le pavé dans la mare pour sauver le football burundais

 

Une conférence publique tant attendue a eu lieu dans une des salles de réception de la Cathédrale Regina Mundi le mardi 01 mars 2011. Conférence tenue par Madame Kaneza Lyse et Messieurs Ruberintwari Désiré dit Mwembo et Habimana Aimable dit Marandura. Trois membres du Comité Exécutif de la FFB qui crient haro sur la gouvernance de Madame Lydia Nsekera et son 1er Vice-président en la personne de Nkejimana Gilbert dit Aboubacar.

D’emblée, sachez que la quintessence de la dite conférence est contenue dans nos récentes publications. Le présent Blog a déjà étalé au grand jour les griefs à charge de Nsekera et Nkejimana selon six membres du Comité Exécutif, à savoir Madame Kaneza Lyse et Messieurs Ruberintwari Désiré, Habimana Aimable, Samugabo Mustafa, Gishikizo Jean-Pierre et Kamo Emmanuel. Il nous semble inutile de revenir exhaustivement sur tout ce qui a été dit lors de cette conférence. Dégageons néanmoins quelques dominantes.

Mwembo a ouvert le bal en mettant en exergue les obstacles dressés contre la bonne marche du football burundais.  Notamment une gestion personnalisée de Nsekera entraînant forcément des décisions prises unilatéralement ou à tâtons. Et ce, parce que n’ayant pas été étudiées par le Comité Exécutif. Véritable dysfonctionnement qui paralyse le dit Comité. Pareille situation ne pouvait pas perdurer indéfiniment a martelé Mwembo. « Sortons de la FFB la tête haute pour ne pas endosser la responsabilité du mal qui ronge notre football, alors qu’une seule personne décide et agit en lieu et place de tout le Comité Exécutif ! » a-t-il renchéri. Plus grave : cette gestion personnalisée s’opère sur tous les plans. Plan administratif, technique et financier. Diktat sans nul autre pareil ! Comment Nsekera et son 1er Vice-président peuvent-ils signer en catimini des chèques engageant des fonds pour faire avancer le football burundais ? Idem pour le retrait des dits chèques. Quel genre de gestion est-ce ?  Mwembo a, à toutes fins utiles, rappelé que Nsekera gère une chose publique et non privée ! A ce titre, elle n’a nullement le droit de gérer l’argent de la FFB comme un patrimoine familial a rappelé Ruberintwari. Dans le même ordre d’idées, il aimerait que les journalistes sportifs participent aux réunions et délibérations du Comité Exécutif. Pour que les résolutions prises au cours de ces réunions soient portées à la connaissance de l’opinion. « Nous sommes amenés à gérer une chose publique, raison pour laquelle tout le monde doit savoir comment nous travaillons et la finalité de notre travail » a-t-il dit.

Pourquoi trois membres du Comité Exécutif ont animé la dite conférence alors que d’aucuns s’attendaient à voir les six membres ? Mwembo a répondu que leurs trois autres cosignataires n’ont pas pu venir pour des empêchements d’ordre familial ou professionnel. Question posée par El Hadj Nzisabira Hussein alias Musbah, pince-sans-rire. Ce dernier a du mal à croire que des gens qui, hier, cheminaient bras dessus bras dessous avec Nsekera puissent aujourd’hui réclamer un changement ! Comme pour dire : « Vous avez bu à la même cruche, assumez ensemble ! » Non a rétorqué Mwembo ! Et pour cause, le nouveau Comité Exécutif est là depuis deux ans ! Et d’ajouter : « Nous n’avons pas voulu faire la politique de la chaise vide en boycottant les réunions du Comité Exécutif manifestant ainsi notre désapprobation. On a pris tout le temps nécessaire pour constater ces errements, comprendre les origines et leurs embranchements. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de dire non à cette mauvaise gouvernance grâce aux éléments matériels en notre possession. Du reste, il n’est jamais trop tard pour bien faire ! » Quelle est la force de votre champ d’action par rapport à la puissance de Madame Lydia Nsekera? Question posée aussi par Musbah. Madame Kaneza Lyse lui a répondu que les textes et les statuts de la FFB outrageusement violés par Nsekera sont leur principal cheval de bataille pour réclamer un changement dans la gestion de la FFB.

Autre fait frappant relevant de la gestion personnalisée tant décriée : une lettre adressée à tous les présidents des clubs de première et de deuxième division circule à l’insu du Comité Exécutif. En résumé, quel est son contenu ? Grâce au bonus de trois cent mille dollars (300.000 dollars) accordé par la FIFA à la FFB, les douze clubs de première division auront chacun un montant de cinq millions de francs bu (5.000.000 frs bu) et ceux de deuxième division (seize clubs) auront chacun une somme de trois millions de francs bu (3.000.000 frs bu). Ainsi, 12 fois 5.000.000 + 16 fois 3.000.000 = 60.000.000 + 48.000.000 = 108.000.000. Somme totale de cent huit millions sur un bonus de trois cent mille dollars (300.000 dollars). Indigné et décontenancé, Mwembo a fait comprendre qu’une telle décision n’est pas du ressort exclusif de la présidente de la FFB ! Preuve est faite, a-t-il ajouté, qu’elle se fiche comme d’une guigne des autres membres du Comité Exécutif ! La fâcheuse gestion personnalisée ne fait plus l’ombre d’un doute selon Ruberintwari. Il a pris pour témoins l’opinion sportive en générale et les personnes présentes à cette conférence en particulier ! Pour finir, Mwembo et ses collègues ont demandé l’appui inconditionnel du public sportif si celui-ci juge fondée leur lutte. « Nous devons tous prendre conscience que notre football est à son plus bas niveau à cause de cette mauvaise gestion. Et prendre les mesures qui s’imposent pour sauver le football burundais », a-t-il conclu.

 

Monsieur Gisage Léopold sous les projecteurs de l’opinion sportive

Le juriste Habimana Aimable dit Marandura a accusé tout de go Monsieur Léopold Gisage d’être la main visible de cette mauvaise gestion. Explication : dernièrement, lors d’un match comptant pour le championnat national, Monsieur Gisage Léopold n’a pas eu froid aux yeux en disant à Monsieur Samugabo Mustafa que lui et Nsekera débloqueront cent mille dollars (100.000 dollars) pour casser les six membres dénonçant les avatars observés à la FFB. Il s’en est violemment pris à un membre du Comité Exécutif dans des propos qui ont tout d’une estocade ! Et par n’importe lequel ? Ecarquillez bien les yeux : le deuxième Vice-président de la FFB en la personne de Samugabo. Est-ce compréhensible qu’un président d’un club de première division (Athletico Olympique) agresse verbalement le numéro 3 de la Fédération ? Les liens de parenté connus de tous entre Gisage et Nsekera peuvent-ils justifier ce langage démesuré et prétentieux ?

Marandura a dit ouvertement que la main invisible de cette gestion opaque est devenue la main visible suite aux dires de Gisage ajoutant le drame au drame. Selon les enquêtes que nous avons menées, l’homme est matois, tire les ficelles, et agit par personnes interposées. Aujourd’hui, laisse-t-il entendre, sa lutte contre les « agresseurs » de sa cousine et belle-sœur se fera à visage découvert ! A la guerre comme à la guerre doit-on comprendre ! Gisage Léopold, ancien capitaine de l’Equipe Nationale et de surcroît  ancien président de la FFB, ne devrait pas adopter une attitude aussi négative. Face à la déchéance du football burundais, Gisage, de par son âge et son expérience, devrait être le deus ex machina et non la tête pensante des coups bas ! A bon entendeur salut !

 

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 Patrick Sota

patricksota.unblog.fr

 

 

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