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Matchs amicaux à Bujumbura et Tournoi du Nil en Egypte

Posté par patricksota le 16 janvier 2011

 

Résultats de certains matchs amicaux à Bujumbura et le Tournoi du Nil en Egypte


A Bujumbura au Stade Prince Louis Rwagasore

Samedi 15 janvier 2011 à 16 heures : LLB Academic – Vital’O : 1-0

Dimanche 16 janvier 2011 à 16 heures : Vital’O – Prince Louis : 5-2

Dans l’ensemble, Vital’O n’a pas vraiment convaincu ses nombreux fans comme étant, pour l’heure, une équipe capable d’entamer la Ligue des Champions sereinement. Non ! Yaoundé doit encore modifier certaines cartes, surtout à l’attaque car il y a beaucoup de gaucheries à cet endroit.

En témoigne la défaite de Vital’O devant LLB Academic. Moult occasions manquées en seconde partie auraient pu donner aux mauves et blancs une victoire nette si elles avaient pris le chemin des filets. Dommage ! Il est vrai que quatre titulaires de Vital’O sont, actuellement, en Egypte, mais cela ne doit pas expliquer le manque de cohésion observé chez les poulains de Kanyankore lors de ces matchs test.

Face à Prince Louis, Vital’O a fait montre d’une bien meilleure prestation. Là aussi, on demande à nos ambassadeurs en Ligue des Champions de soigner leurs combinaisons à l’attaque. Pour avoir facile dans la concrétisation. C’est important dans une aussi grande compétition. A bon entendeur salut !

 

Au Tournoi du Nil en Egypte

Les demi-finales ont opposé la RDC à l’Ouganda et l’Egypte au Kenya.

RDC – Ouganda : 0-1

Egypte – Kenya : 5-1

Demain lundi 17 janvier 2011, se joueront la rencontre pour la troisième place entre la RDC et le Kenya, et la finale entre l’Egypte et l’Ouganda. A suivre…

NB : Notre cher Burundi a livré un match amical contre l’équipe nationale olympique d’Egypte (les moins de 23 ans) et a perdu devant ces Pharaons par trois buts à un (1-3). Décidément ! Rien ne va ! Imaginez-vous ! Quand on dit que notre ballon rond est valétudinaire, certaines personnes s’en offusquent ! Pourtant, vous n’avez qu’à vous référer aux résultats de notre Equipe Nationale senior en compétitions internationales. Pas fameux du tout !!!

 

 

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Patrick Sota

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Résultats de certains matchs amicaux et autres informations

Posté par patricksota le 14 janvier 2011

 

Résultats de certains matchs amicaux et autres informations

 

 

Vital’O – Nile Olympic (deuxième division) : 3-2

Inter Star – Meridien FC (deuxième division) : 1-1

Inter Star – Nile Olympic : 1-0

Ces équipes de deuxième division ont donné du fil à retordre à Inter Star et Vital’O. En témoigne le nul d’Inter Star face à Meridien. Il faut dire qu’Inter Star et Vital’O ont des titulaires absents qui se trouvent actuellement en Egypte pour le Tournoi du Nil. Ils ne sont pas encore rentrés malgré l’élimination de notre Equipe Nationale au premier tour car l’Egypte veut que tous ses invités partent après les cérémonies de clôture. Donc, ils regagneront Bujumbura après la finale.

Vital’O a battu difficilement Nile Olympic car les poulains de Dominique Niyonzima ont joué avec ferme détermination. C’est une jeunesse montante qui peut devenir l’une des meilleures équipes de la capitale si elle continue sur la même lancée. Très bonne circulation de la balle, bonne mobilité sur le terrain, excellent jeu collectif avec des gestes techniques qui ont émerveillé la foule. Si Dominique parvenait à maintenir la cohésion et le même engouement au sein de son groupe, croyez-moi, il aurait  d’ici peu une formation capable de tenir en échec les géants du football national (Vital’O, Inter Star, Athletico, etc.) A lui de poursuivre sans relâche ses efforts et nous lui souhaitons pleins succès dans cette noble et exaltante mission.

Ce samedi 15 janvier 2011, Vital’O joue contre LLB Academic. Et dimanche 16 janvier 2011, Prince Louis croisera le fer avec les mauves et blancs. Vous aurez les résultats de ces deux rencontres. A suivre.

 

Autres informations

C’est aujourd’hui, en Egypte, qu’auront lieu les demi-finales du Tournoi du Nil et la rencontre pour remporter la cinquième place. Cette dernière se disputera entre la Tanzanie et le Soudan. Tandis que l’Ouganda et la RDC livreront la première demi-finale. Et la deuxième demi-finale opposera l’Egypte au Kenya. A suivre les résultats de toutes ces rencontres…

Ce vendredi 14 janvier 2011 en commune Gishubi dans la province de Gitega sont prévues les cérémonies d’ouverture d’un nouveau stade avec gazon moderne (pelouse). Là aussi, vous aurez de plus amples détails dans nos parutions ultérieures.

 

 

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Patrick Sota

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Nouvelles brèves de ce jeudi 13 janvier 2011

Posté par patricksota le 13 janvier 2011

 

 


Adieu Jean-Christophe Matata

 

 

 

 

Quelques nouvelles en bref

 

C’est aujourd’hui jeudi le 13 janvier 2011 que sont prévues les obsèques du célèbre chanteur burundais Jean-Christophe Matata. Rappelons qu’il est mort en Afrique du Sud suite à une maladie intervenue subitement. Véritable Choc ! Son corps a été rapatrié et est arrivé à Bujumbura hier mercredi le 12 janvier 2011 vers midi. La tristesse et les larmes pouvaient se lire sur les visages de ceux qui sont venus accueillir la dépouille mortelle. Une foule nombreuse a répondu présente à l’aéroport international de Bujumbura. Y compris les musiciens de la diaspora  burundaise. Images poignantes et saisissantes que de voir pleurer toutes ces stars ! Douleur indicible !

Quelques instants après, le corps a été acheminé au Musée Vivant de Bujumbura pour rendre un dernier et vibrant hommage au défunt. Des dignitaires du régime en place ont fait le déplacement pour marquer l’importance que revêtait la star burundaise. Là aussi, une émotion vive était perceptible sur les visages. Les glandes lacrymales de certains ont craqué et les larmes coulaient sans cesse. D’autres criaient à tue-tête pour évacuer la douleur lancinante ayant élu domicile dans leur for intérieur.

Nous insistons sur le fait que Matata était un grand amateur du ballon rond. Raison pour laquelle, nous lui consacrons ces quelques traits de plume. Que Dieu ait son âme et qu’il repose en paix.

A 16 heures pétantes, Vital’O joue un match amical contre Nile Olympic (club de deuxième division et coaché par Dominique Niyonzima, Directeur Technique National et Instructeur FIFA) au Stade Prince Louis Rwagasore. A défaut de livrer des rencontres amicales internationales, les mauves et blancs de Kanyankore se contentent de croiser le fer avec des équipes locales. Que voulez-vous ? Solution intermédiaire ou pis-aller ? Choisissez le terme qui vous convient.

Le samedi 15 janvier 2011, toujours au Stade Prince Louis Rwagasore, LLB Academic joue contre Vital’O. Match amical pour préparer la rencontre des mauves et blancs face à Coton Sport de Garoua.

Et le dimanche 16 janvier 2011, c’est Prince Louis qui s’expliquera avec Vital’O toujours dans la même perspective (préparation des poulains de Kanyankore pour la Ligue des Champions 2011).

Ces rencontres sont à suivre. Et vous aurez, à n’en pas douter, les commentaires y relatifs.

Bonne journée à tous !

 

 

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Patrick Sota

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Elimination du Burundi au premier tour du Tournoi du Nil

Posté par patricksota le 12 janvier 2011

 

 Le Burundi sort au premier tour du Tournoi du Nil en Egypte par la petite porte

 

 Amis sportifs,

Décidément ! Sommes-nous condamnés à être sempiternellement la lanterne rouge ? Les compétitions internationales ne nous sourient pas ! Pas du tout ! Et cela n’est pas le fruit de la malchance. Non ! On ne le répètera jamais assez, nos préparatifs sont frivoles et répondent inadéquatement aux matchs de haute gamme.

N’est-ce pas honteux de rentrer à la maison avec 1 point sur 9 et un goal average de -5 en trois rencontres livrées ? Ma patrie à laquelle je tiens comme à la prunelle de mes yeux est dernière de son groupe. Défaite face à l’Ouganda : trois bus à un (1-3). Défaite face à l’Egypte : trois buts à zéro (0-3). Match nul face à la Tanzanie (1-1). Piètre prestation ! Seul, le nul arraché face à la Tanzanie semble péniblement sauver l’honneur d’un pays qui n’a plus la santé footballistique d’antan. C’est fort dommage !

Admirez comment l’équipe nationale rwandaise des cadets a pu tenir en échec les redoutables pharaons d’Egypte (1-0) à la CAN des moins de 17 ans. Deuxième victoire consécutive à la première face au Burkina Faso (2-1). Automatiquement, le Rwanda se qualifie pour les demi-finales de cette CAN. Et va conséquemment à la prochaine Coupe du Monde des Cadets prévue cette année au Mexique. Chapeau ! Qui plus est, c’est le Rwanda qui organise cette CAN des cadets. Chose que le Burundi n’a jamais faite ! Notez qu’en l’espace de deux ans (2009-2011), le Rwanda organise sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations : CAN junior en 2009 et CAN des cadets en 2011. Formidable !!!

Tout est question de leadership tant à la Fédération que dans les structures étatiques. Il y faut de la volonté et l’amour pour sa patrie. Les rwandais ont ces deux qualités. Et les résultats sont là, même si leur équipe nationale senior connaît, en ce moment, des difficultés. Nous le savons tous.

Au début de mars 2011, les Hirondelles du Burundi iront à Kigali au Stade Amahoro livrer un match contre les Abeilles. Rencontre comptant pour les éliminatoires de la CAN 2012. Allons-nous prendre les choses à la légère et perdre ce choc tant attendu ? Répondez-moi amis sportifs ? Quand allons-nous prendre les choses en main pour en découdre avec ces échecs devenus frustrants et lancinants ?

Les supporters des Intamba Mu Rugamba vivent ces contre-performances dans leur for intérieur comme des plaies béantes et non cicatrisables ! Trop c’est trop !

Pour finir, la rage au cœur, je ressasse ma question en d’autres termes : qui va sauver le football burundais ?

 

 

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 Patrick Sota

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Derniers matchs du premier tour du Tournoi du Nil en Egypte

Posté par patricksota le 12 janvier 2011

 

Les résultats de la troisième journée (premier tour) du Tournoi du Nil

 

Les derniers matchs du premier tour du Tournoi du Nil ont eu lieu. Voici les résultats :

Tanzanie-Ouganda : 1-1

Soudan-République Démocratique du Congo : 1-2

Egypte-Burundi : 3-0

 

Classement dans les deux groupes à l’issue du premier tour :

Groupe A

Egypte avec 9 points sur 9 et un goal average de +8

Ouganda avec 4 points sur 9 et un goal average de +1

Tanzanie avec 2 points sur 9 et un goal average de -4

Burundi avec 1 point sur 9 et un goal average de -5

 

Groupe B

RDC : 6 points sur 6 avec un goal average de +2

Kenya : 3 points sur 6 avec un goal average de 0

Soudan : 0 point sur 6 avec un goal average de -2

 

Est éliminé au premier tour : le Burundi

Joueront pour la cinquième place les deux troisièmes : le Soudan et la Tanzanie

Disputeront les demi-finales : la RDC contre l’Ouganda et l’Egypte contre le Kenya

NB : ces matchs sont prévus ce vendredi 14 janvier 2011.

 

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Patrick Sota

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Interview avec Kanyankore Jean Gilbert alias Yaoundé

Posté par patricksota le 12 janvier 2011

Yaoundé 

 

 

 

 Interview avec Yaoundé

 

« Mes garçons ne viendront pas sur le terrain en victimes expiatoires ! »

 

Monsieur Kanyankore Jean Gilbert dit Yaoundé, sélectionneur de  Vital’O FC, n’est plus à  présenter. Habitué à nous répondre avec une affabilité sans pareille, il parle essentiellement des préparatifs de son équipe pour rencontrer bientôt Coton Sport de Garoua du Cameroun. Matchs aller et retour comptant pour le tour préliminaire de la Ligue Africaine des Champions 2011. Optimiste, il l’est. Mais les moyens mis à la disposition de son équipe sont insuffisants. Surtout que cette grande compétition continentale aligne des formations nanties et bien préparées. A l’image de Coton Sport qui est sponsorisée par une entreprise cotonnière de Garoua très connue. Vital’O FC n’est pas encore arrivé à ce stade. Mais ne s’affirme pas vaincu avant d’avoir joué. Malgré ce handicap lié au manque de moyens, le moral des joueurs et du staff technique est au beau fixe. C’est ce qu’affirme Yaoundé dans cette interview et demande l’appui indéfectible du public pour motiver à fond les joueurs.

 

Monsieur Kanyankore, bonjour. Pour votre première confrontation en Ligue des Champions 2011, Vital’O FC se dit-il prêt à faire une bonne entame dans la dite compétition ? 

J’ose espérer que les choses iront mieux cette fois-ci. La troisième occasion face aux camerounais sera probablement la bonne. Espérons ! Et surtout, inculquons à nos joueurs qu’ils peuvent faire mordre la poussière à cette équipe de Coton Sport en y croyant dur comme fer. Le côté psychologique est très important dans une telle compétition.

Ces derniers jours, votre équipe a montré à tout observateur avisé en matière de football des faiblesses à l’attaque. Avez-vous la même impression ?

Une bonne équipe de football ne doit pas avoir seulement de bons attaquants. C’est un jeu d’ensemble. Tous les compartiments doivent être efficaces pour faire de bonnes performances. Pour vous répondre directement, Vital’O a déjà inscrit dix buts en cinq matchs au cours du championnat. Et a encaissé trois, soit un goal average de +7. Est-ce vraiment alarmant ? Soulignons que nos nouveaux attaquants n’ont pas encore réussi à s’adapter comme il faut. Afin d’intérioriser le système collectif de notre équipe. Tout se passe dans la tête voyez-vous. C’est une question de temps et d’habitude. A un moment, le rouleau compresseur de Vital’O se remettra en marche et tout ira bien.

Si oui, que comptez-vous faire pour parer à ce problème ?

Je vous le ressasse : c’est dans la tête et dans la pratique en livrant des rencontres que notre attaque pourra faire de bonnes réalisations. Dans la tête parce qu’il faut que mes garçons comprennent bien mes schémas tactiques. Et dans la pratique pour créer des automatismes au cours du jeu.

Le problème de nos clubs réside dans leur manque de moyens. Présentement, Vital’O FC a-t-il les moyens de ses ambitions ?

Pour vous dire la vérité, nous n’avons pas encore les moyens de nos ambitions. C’est une évidence qui crève les yeux. En parents pauvres, nous nous esquintons pour essayer de subvenir aux besoins de nos joueurs. C’est très dur ! Et je sais que Vital’O n’est pas la seule équipe à connaître ces difficultés. C’est le lot quotidien de nos clubs. Vital’O projette son regard vers le ciel en attendant l’arrivée d’un messie pour le tirer d’embarras. Cela ne veut pas dire que nous dormons sur nos lauriers en espérant, au petit bonheur la chance, que quelqu’un viendra nous sauver sans efforts personnels. Nous remuons ciel et terre pour venir à bout de ces problèmes. Mais, jusqu’ici, les résultats ne sont pas encore fructueux. Il faut continuer à se battre sans relâche. Nous n’avons pas le choix. Pas d’autre alternative.

Auriez-vous déjà entrepris des démarches pour avoir des sponsors, et ce pour entamer positivement la Ligue des Champions ?

Bien évidemment ! Comment voulez-vous répondre adéquatement à une Ligue des Champions sans chercher des sponsors ? Nous l’avons fait et le faisons tous les jours. Jusqu’ici, seule la Fédération de Football du Burundi (FFB) via Madame la Présidente Lydia Nsekera nous a fait un geste salutaire. Nous lui en savons gré et louons cette heureuse initiative.

Où en est la fameuse loi sur le sponsoring d’après vos informations ?

Elle est encore dans les tiroirs dois-je croire ! Depuis qu’elle a été promulguée, pas de suite ! Il n’est pas superflu de rappeler que sa mise en application ne dépend pas des clubs. C’est une décision venant des instances supérieures. Nous attendons. Mais pas jusqu’aux calendes grecques Silvouplaît !

Pour l’heure, vous occupez la cinquième place du Championnat National avec deux rencontres non encore livrées. A ceux qui affirment que votre équipe est, cette saison, partie d’un mauvais pied ! Que pouvez-vous leur dire ?

A ceux qui le disent, je respecte leur point de vue. Mais vois les choses autrement. A la deuxième journée, nous étions au bas du classement. Présentement, à l’issue de la septième journée avec deux rencontres non encore livrées, nous occupons la cinquième place. Progression ascendante. Je garde confiance qu’à la dixième journée, Vital’O pourra déjà retrouver sa place de prédilection : la tête du classement. Je le dis avec tout le respect que je dois à nos adversaires. Car, eux aussi ont les mêmes ambitions. C’est tout à fait légitime.

Partant de cela, des inquiétudes pour croiser sereinement le fer avec Coton Sport de Garoua ne manquent pas ! Vital’O FC peut-il rasséréner ses nombreux fans qu’il ne perdra pas le nord face à cette formation championne du Cameroun ?

Ceux, qui, généralement, perdent le nord sont ceux-là mêmes qui ne croient pas en eux et exercent leurs métiers de manière escarpée. Jamais je ne m’engage dans une telle compétition avec un esprit défaitiste ! Jamais au grand jamais ! Et c’est ce que je vais apprendre à mes garçons avant l’entame de ce choc tant attendu. Nous respectons notre adversaire. Mais il n’est pas question de trembloter devant lui parce que c’est le Cameroun. Du reste, ce n’est pas la première fois que nous croisons le fer avec cette équipe. Une certitude : Coton Sport est beaucoup plus nanti que Vital’O. A ce titre, ce club répond mieux aux exigences du football moderne que le nôtre. A coup sûr ! Raison pour laquelle les pronostics sont en notre défaveur. Mais, nous jouerons d’arrache-pied pour faire honneur à notre pays. Mes joueurs en sont conscients. 

Par trois fois, Vital’O a été éliminé par des clubs camerounais. En 1984 face au Tonnerre de Yaoundé, en 2007 face à Coton Sport de Garoua (votre prochain adversaire) et en 2010 face à Tiko United. L’an 2011 marquera-t-il une rupture avec ces faits antérieurs et douloureux pour votre club ?

Attendons voir. Pas de triomphalisme précoce au football. Tout peut arriver. Cette rupture, ce n’est pas seulement Vital’O qui l’attend. C’est bel et bien tous les barudi. Aussi bien ceux d’ici que les burundais de la diaspora. Car, ça serait une grande première et un grand pas en avant dans l’Histoire de notre football. Je vous répète ceci : mes garçons ne viendront pas sur le terrain en victimes expiatoires ! Non, pas du tout ! Notre objectif est de passer ce premier tour en y mettant toutes nos énergies.

Que demandez-vous à tous les acteurs du football national pour soutenir nos deux représentants en coupes africaines à savoir Vital’O et Inter Star ?

Ce que nous demandons n’est pas sorcier : un appui matériel et financier pour augmenter nos chances de qualification. C’est l’honneur du Burundi qui est en jeu, ne l’oublions pas. Aussi, il faudrait que le public réponde massivement au Stade Prince Louis Rwagasore pour soutenir à bras-le-corps nos deux ambassadeurs. C’est très important. Ailleurs, les supporters crient, chantent et applaudissent du début à la fin. Mais, chez nous, ils se confinent dans une sieste prolongée et attendent que la balle aille au fond des filets pour commencer à bouger. C’est une fâcheuse manie qui porte un sérieux préjudice à nos équipes. Il faut, coûte que coûte, découdre avec cet esprit. Il va à l’encontre du sport.

Avez-vous prévu des rencontres amicales internationales pour préparer votre duel face à Coton Sport ? Si oui, lesquelles ?

Hélas non ! Et pour cause, nos moyens ne nous permettent pas de prendre en charge nos invités. Seule, une équipe nommée Uvira Sport de la RDC a livré un match amical contre Vital’O. Uvira par rapport à Bujumbura, c’est juste la porte à côté. Nos visiteurs sont venus jouer et sont repartis en bus juste après la rencontre. D’où, les charges sont fort peu onéreuses. Cette équipe d’Uvira n’a pas fait le poids devant Vital’O. Ce n’est donc pas pour nous un véritable match test. Mais que voulez-vous ? Contentons-nous de nos moyens. A l’impossible nul n’est tenu disent les français.

Merci Monsieur Kanyankore pour avoir bien voulu répondre à ces questions.

Tout le plaisir est pour moi Monsieur Sota. Je suis toujours disposé à vous répondre quand vous aurez besoin de moi. 

 

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Propos recueillis par Patrick Sota

 patricksota.unblog.fr 

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Interview d’Adel Amrouche datant de l’année passée

Posté par patricksota le 11 janvier 2011

 

Adel Amrouche

 

Interview accordée par Adel Amrouche à Toufik O.
DZfoot.com
après la CAN 2010 et  juste avant la Coupe du Monde 2010

 

Ils sont rares les entraîneurs algériens à exercer au plus haut niveau en dehors de l’Algérie. Adel Amrouche, formé à l’école algérienne, s’est fait un nom et une réputation en dehors de son pays, auquel il reste toujours très attaché. Après s’être notamment forgé un joli palmarès au Congo en menant le Motema Pembe vers le succès, il a pris en main le destin de la sélection nationale du Burundi, qu’il dirige toujours. Découvrons ce technicien qui monte à travers ce long entretien.

 

Adel, avant même de terminer votre carrière de joueur, vous aviez déjà le gène de l’entraîneur… Bien sûr. En même temps que j’étais joueur en Algérie, j’entraînais déjà les jeunes joueurs. J’ai toujours eu la passion pour ce métier. J’ai débuté en tant qu’entraîneur au niveau des petites catégories, comme cela se fait habituellement, au sein de clubs réputés pour être des clubs formateurs au niveau national, comme l’OM Ruisseau et le RC Kouba. Le RCK a d’ailleurs fourni de nombreux joueurs aux sélections nationales. J’ai également travaillé à l’USM Alger.

Avant de vous lancer dans le métier plus tard, vous avez connu une sorte de parcours initiatique en procédant par étapes. J’ai compris que pour espérer devenir un entraîneur de niveau international et reconnu à l’étranger, il ne fallait pas griller les étapes et se former. Lorsque j’étais en Algérie, j’ai pu bénéficier d’études gratuites, je dois d’ailleurs remercier l’état algérien au passage pour cette facilité. Par rapport à d’autres pays, nous avons eu la chance d’avoir accès à des études gratuites, en recevant même une bourse. C’est donc quelque chose que je garde en mémoire et je fais en sorte de me montrer à la hauteur, histoire de représenter dignement mon pays.

Quel a été votre cursus avant de devenir entraîneur ? J’ai effectué ma formation à l’Institut des Sciences et de la Technologie du Sport d’Alger (I.S.T.S). Tout en terminant notre cycle de formation, avec les autres membres de la promotion, nous étions des élèves stagiaires dans des clubs algériens. Et dans le même temps, j’étais encore joueur puisque je menais ma carrière en parallèle. Par la suite, j’ai eu l’opportunité de partir dans une équipe à l’étranger.

Est-ce que quelqu’un a contribué à votre vocation d’entraîneur en vous mettant le pied à l’étrier ? Lorsque j’étais joueur à la JS Kabylie, mes entraîneurs à l’époque, Salah Yousfi et Moh Younsi me prédisaient une carrière d’entraîneur, mais personnellement, je leur disais qu’il me serait impossible de faire ce métier qui paraissait compliqué pour moi, qui était le chambreur et celui qui mettait l’ambiance de l’équipe.

Vous ne pensiez pas avoir le profil d’entraîneur ? Je ne le pensais pas. J’étais entouré par des joueurs tels que Meftah, Aït Tahar, ainsi que les autres grands joueurs de l’époque, et sans le chercher, j’étais celui qui avait le don de regrouper tout le monde autour de lui pour faire un noyau dur. J’étais un meneur naturel. Moi-même, je ne le voyais pas, ce sont les regards extérieurs qui avaient fait ce constat. Ce qui avait été relevé par mes entraîneurs s’est vérifié avec le temps. Dix ou quinze ans plus tard, j’ai rappelé mes entraîneurs pour leur demander ce qui leur avait fait dire que j’avais le don pour devenir entraîneur, ils m’ont alors fourni une explication détaillée de toutes les choses que j’ai pu faire et qui ont fait naître chez eux cette conviction. Une anecdote, durant un match, pendant la mi-temps, l’entraîneur n’était pas présent dans les vestiaires, j’ai pris l’initiative, tableau à l’appui, d’expliquer aux autres joueurs comment il fallait jouer. Je faisais donc déjà office d’entraîneur, c’est ce qu’avaient constaté mes entraîneurs.

On peut dire que c’est à ce moment là que la vocation s’est révélée ? Oui, c’était à la JSK. Mais, je dois avouer que c’est aussi dû au fait que je suis un admiratif du travail de M. Mahieddine Khalef. Dans la gestion professionnelle du métier d’entraîneur, M. Khalef, aucun autre technicien n’équivaut à lui.

Quel est le talent de Mahieddine Khalef dans ce domaine ? C’est un véritable coach et manager. Ce n’est pas lui qui donne les entraînements, mais c’est lui qui met tout en place.

C’est donc, pour vous, un manager à l’anglaise ? C’est le manager à l’anglaise par excellence ! A l’époque, l’entraîneur qui m’a le plus inspiré dans le travail méthodique, c’est Salah Yousfi, mais le père spirituel restera pour moi Ammi Smaïl Khabatou.

Parlez-nous un peu de Ammi Smaïl Khabatou. Ammi Smaïl Khabatou, c’est un océan de connaissance ! C’est un philosophe du football. J’étais, si je puis dire, un peu son  »chouchou’. ‘Je  n’ai d’ailleurs pas voulu quitter l’OMR pour lui, car c’est lui qui m’a ramené dans ce club. Je ne regretterai jamais mon passage à l’OMR parce que j’ai beaucoup appris de lui. Il m’a appris à réfléchir et à être philosophe dans ma façon de voir les choses. C’est quelqu’un ouvert d’esprit, qui est inspiré par le yoga, c’est un maître dans le travail psychologique. Lorsque je suis parti en Afrique, quand je rentrais en Algérie, c’était le premier vers qui je me dirigeais pour avoir de ses conseils. Quand j’avais des problèmes, c’était le seul que j’allais voir. Il me donnait toujours les solutions adéquates. Je dois avouer que c’est grâce à Ammi Smaïl que j’ai réussi à débloquer bon nombre de situations très complexes.

Même à l’heure actuelle, il constitue toujours une source d’inspiration pour vous ? J’ai beaucoup appris avec lui et depuis, je suis toujours resté à l’écoute. La chose qui n’a pas été comprise en Algérie, c’est qu’on n’a pas su tirer profit des connaissances des personnes compétentes. Ammi Smaïl, sans être quelqu’un qui faisait des miracles à l’entraînement, est quelqu’un qui avait une philosophie et une conception du football qu’il fallait garder et développer, comme ce qui a été fait avec Aziz Derouaz, en handball. C’est un Monsieur qui m’a beaucoup inspiré dans mes choix tactiques, c’est tout de même un Algérien qui a innové en inventant un nouveau concept. La plupart de mes amis dans le sport, sont des handballeurs, à l’instar de Boubekeur Zermani, Reda Zeguili et d’autres anciens. Pour moi, le football se rapproche un peu du handball, le football en zone, c’est le football moderne. Aziz Derouaz jouait la zone, parce qu’il avait vu qu’on ne pouvait pas rivaliser au niveau physique avec les autres équipes. Il a donc décidé d’avancer sa ligne de défense pour chercher l’équipe adverse plus haut. C’est quelqu’un qui réfléchit et analyse. Avec cette innovation, il a pu donc solutionner un grand problème ! Quand je parle de similitudes entre les deux sports: En perte de balle, dans la reconversion défensive, tout le monde revient en arrière et s’organise.

Puisque vous évoquez le volet tactique, quelles sont vos convictions dans ce domaine ? J’ai évoqué le nom de Aziz Derouaz, sachez que j’ai beaucoup analysé et fait des recherches sur sa personnalité et sur sa conception, j’ai la même conviction et je suis fier de le dire. J’ai essayé d’adapter ses idées dans le football. Pour moi, je l’assimile à du football total: Tout le monde défend et tout le monde attaque. Tous les joueurs pressent l’adversaire, avec une défense avancée.

Vous n’êtes donc pas un coach rigide, adepte avant tout d’une défense compacte… Non. C’est avant tout l’animation du jeu qui prime. Je compose selon les qualités de mes joueurs, de l’adversaire… Il y a pas mal de paramètres qui entrent en considération. Il faut être souple et agir en fonction de la situation qui se présente à vous.

Après avoir quitté l’Algérie, vous avez entraîné en Belgique. Lorsque j’ai entamé mes études pour l’obtention de mes diplômes d’entraîneur, j’avais besoin d’un apport financier, j’ai alors entamé mon travail avec les jeunes en plus de mon statut de joueur. Il y a toujours eu une continuité dans mon travail, je n’ai jamais arrêté depuis mes débuts en 1988. Je suis resté dans le travail avec les jeunes, et même à l’heure actuelle, je collabore pour la douzième année de suite avec l’Union Saint-Gilloise, un des clubs les plus réputés en Belgique pour la qualité de sa formation. Je suis conseiller technique auprès de ce club. Nous avons pu sortir pas mal de bons joueurs à l’image de Gaby Mudingayi et Sanharib Malki. Je suis attaché à ce club, non seulement, il me permet de garder un pied dans le domaine des jeunes, mais j’apprécie également son côté multiculturel.

Quelle a été l’étape suivante ? J’ai eu l’opportunité d’aller au Canada, pour intégrer la direction technique en tant qu’entraîneur formateur, mais arrivé sur place, j’ai constaté que ça ne correspondait pas à ce que je recherchais. Le projet proposé correspondait plus à du long terme, en plus, je voulais me rapprocher de mon pays. Pour espérer atteindre le haut niveau, il faut passer par l’Afrique, c’est un très bon moyen pour progresser dans sa carrière. L’Afrique du Sud a été pour moi la porte d’entrée. Après mon passage dans ce pays, j’ai reçu une offre très intéressante, autant sur le plan financier qu’humain, en provenance du Congo, du Motema Pembe plus précisément. Accepter cette offre, c’était l’assurance de jouer devant 120.000 personnes, c’est un régal !

Vous êtes donc parti au Congo Démocratique, un pays en manque de stabilité à l’époque, avec des problèmes politiques… Je venais d’Algérie, et on entendait nous-mêmes les médias dire que l’Algérie était en feu et d’autres choses du même acabit. En fin de compte, nous connaissions la réalité des choses… Raison pour laquelle, j’ai fait abstraction de ce qui était dit à propos du pays dans les médias étrangers, et je dois avouer que j’ai trouvé un pays dans lequel je n’ai jamais eu le moindre problème durant le laps de temps où je suis resté sur place. Durant mon premier passage au club, j’ai reconstruit l’équipe et nous n’avions perdu que deux fois en 42 matchs, raison pour laquelle, les Congolais me réservent une place de choix de leurs cœurs. Lorsque je suis arrivé au Motema Pembe, de nombreux joueurs avaient quitté le club. Avec le président Hilaire Lumbaya, un diamantaire très connu, nous avons dû reconstruire l’équipe. Ce dernier, qui connaît bien le football, est un supporter du Standard de Liège, il voulait donc Aad de Mos pour entraîner son équipe. Ce dernier était sous contrat dans un autre club. Mon nom a alors été présenté, par un Algérien, au président du club, qui, lui, voulait plutôt un entraîneur confirmé. J’ai donc rejoint le Congo pour découvrir un autre monde.

Sportivement, l’aventure sera une réussite. Pour commencer, nous avons recruté de jeunes joueurs peu connus, avec un staff composé de locaux, car je n’avais pas le temps de m’occuper d’autres personnes que j’aurais ramenées avec moi. J’avais toujours en tête les conseils d’Ammi Smaïl Khabatou, grâce auxquels j’ai pu faire face aux entraîneurs locaux. Les règles et astuces qu’il a pu me donner m’ont servi pour une totale réussite avec mon staff, évitant ainsi d’éventuels problèmes.

En dehors du football, on connaît l’Afrique, parfois, il y a des paramètres comme les croyances et les coutumes locales qui peuvent interférer dans le football, comment cela se passait concrètement ? Tous les Africains qui connaissent bien le football, ont une idée du match Daring Motema Pembe – Vita Club. Lorsqu’on joue ce match, c’est en présence de 120.000 personnes au stade ! Une anecdote, comme j’avais la confiance du président, j’avais un œil sur les finances du club. Le matin de mon premier match face au Vita Club, j’ai demandé au trésorier de me dire combien on avait reçu comme prime de la part de nos sponsors. Après avoir refait les calculs, il y avait une différence de 9.000$ entre le chiffre avancé et mes propres calculs. J’informe alors le vice-président du club de ce constat. En fait, la différence avait été ponctionnée pour… rétribuer les féticheurs !
Ce comportement m’avait mis hors de moi, je tenais à ce que cette somme soit récupérée pour être donnée aux jeunes joueurs de mon équipe, les onze qui ont gagné le match. J’étais tellement en colère après cet épisode, que l’on s’en rappelle encore là-bas. Ce genre de comportement est inadmissible pour moi, je venais pour changer les mentalités, Dieu merci, nous avons réussi à les changer un tant soit peu. J’ai fais appel à un homme de religion, un prêtre, car j’avais dans mon groupe, des joueurs très croyants. Le prêtre participait à leur équilibre psychologique.

Quel est votre palmarès après ce passage au Congo ? Au Congo, j’ai gagné deux championnats et une coupe. Nous avons été en quart de finale puis en huitième de finale en Ligue des Champions. Nous avons également remporté la Super Coupe. Comme je disais précédemment, en 42 matches, on n’a perdu que deux fois lors de la première saison. En deuxième saison, nous n’avions perdu qu’un match de Coupe d’Afrique. Je pense qu’il sera très difficile pour quelqu’un de réaliser de pareils résultats. En tant qu’entraîneur, en trois ans de présence au Congo, je n’ai perdu que quatre matches.

Après le Congo, il y a eu l’Ukraine, encore une destination radicalement opposée. C’est le destin. Un ami manager m’a proposé d’aller en Ukraine, cela m’a intéressé pour voir un autre football. Il faut dire aussi que je restais sur deux saisons pleines au Congo, j’étais fatigué car il y avait beaucoup de pression, et je pense avoir fait le tour de la question là-bas. Je voulais goûter à autre chose. Je suis resté peu de temps en Ukraine. Après il y a eu une chose très intéressante pour moi, c’est mon passage en Azerbaïdjan. C’était magnifique, j’y ai appris la langue, dérivée de l’ancien turc. J’ai appris la culture du pays et me suis fait de nombreux amis. Après une saison en Azerbaïdjan, le Congo est revenu à la charge. Les supporters du Motema Pembe ont exercé une forte pression sur le président du club et ont même menacé les dirigeants du club de brûler leurs maisons si je ne revenais pas !

Cela ne devait pas être des mots en l’air seulement ? Oui. Ils étaient vraiment sérieux ! Le président du club était obligé de payer ce que je demandais ! (rires). Ce club est cher à mon cœur, j’ai donc pour cette raison effectué ma troisième saison avec cette équipe. Nous avons de nouveau été couronnés de succès. Dans ce club, on croyait en moi, et lorsque les gens et les joueurs croient en toi, c’est plus facile. Les gens te connaissent et savent que tu es sincère, que tu es là pour apporter quelque chose à l’Afrique, pas pour prendre. Ils savaient que je n’étais pas un mercenaire, j’étais venu les aider. Plusieurs joueurs que j’ai entraîné, qui étaient inconnus, sont devenus internationaux puis sont partis à l’étranger depuis. Les joueurs que j’ai eus sous mes ordres étaient attentifs, car ils savaient qu’ils avaient une bonne opportunité pour progresser. Ils ont besoin de moi et moi d’eux, c’est pour cela que j’arrive à faire de belles choses avec eux.

Le Burundi va alors faire appel à vous… Voila. Le Burundi, à travers son Président, son excellence Pierre Nkurunziza, qui est un ancien joueur de football, a envoyé un émissaire pour me rencontrer. Il faut savoir que la chaîne congolaise de télévision est disponible au Burundi, les Burundais connaissaient donc ce qui se passait sur la scène congolaise. Avant le match face à l’Egypte, et alors qu’ils avaient perdu le match aller (4-1), sous la houlette d’un entraîneur égyptien, les responsables burundais ont fait appel à moi, j’ai alors repris l’équipe. L’équipe burundaise était composée par des juniors. D’ailleurs contre l’Egypte, j’ai aligné sept juniors, et une équipe composée uniquement de joueurs locaux, nous avons fait (0-0). C’était la grande équipe  égyptienne, qui était composée de joueurs comme Abou Trika, Mido, Amr Zaki… J’ai pu faire monter l’équipe au classement FIFA en atteignant la 100e place, ce qui représentait un classement historique pour le pays. J’ai pu, grâce à mes contacts notamment, permettre à seize de mes joueurs de partir jouer à l’étranger. Cela m’arrangeait qu’ils jouent à l’étranger pour progresser. C’était également dans les objectifs du président de la République, que ces joueurs partent jouer à l’étranger et qu’ils s’affirment pour que les médias parlent de la jeunesse burundaise qui réussit, et pas seulement du génocide.

Vous êtes toujours sélectionneur du Burundi. Oui, je suis toujours sélectionneur du Burundi.

On évoque une proposition de la fédération guinéenne, avez-vous un commentaire là-dessus ? Je fais partie des entraîneurs qui respectent leurs engagements…

Mais cela n’empêche pas les sollicitations… Oui. J’ai eu des sollicitations. Je peux vous dire qu’avant le match de l’Algérie face au Rwanda, j’ai été approché par la fédération rwandaise ! Le Botswana a également tenté une approche. Pour expliquer comment je raisonne, en fait, peu importe le nom du pays, c’est là où je peux faire du bon travail. Là où les gens sont réceptifs, là où je peux avancer dans mon travail, c’est là où je vais. Moi, ce n’est pas le nom du pays qui m’effraie. Si un entraîneur se dit ambitieux, c’est dans un pays où il faut tout reconstruire qu’il doit aller. Là où il devra reconstruire une équipe en partant de zéro. Mon plaisir, c’est de rénover une équipe en repartant du néant.

Avec La Guinée, ça reste au stade des simples contacts ? Non. Il y a quelque chose de sérieux. Avec la Guinée, il y a quelque chose en marche. Mais pour vous avouer, je suis fort avancé avec une fédération, et ça, même à la fédération guinéenne, ils sont au courant. Malheureusement, le président de cette fédération m’a imposé une clause de confidentialité. Je ne peux donc pas en parler. Mais sachez que tout devrait se clarifier après cette semaine. Je peux juste vous dire que c’est une équipe nationale très intéressante en Afrique et qui me sollicite depuis deux ans. Je vous informe également que la Libye est également intéressée.

Le Congo serait également sur le coup ? Concernant le Congo, je dois dire que je suis toujours en froid avec le président de la fédération. A l’occasion de mon premier passage au pays, alors qu’il était vice-président de la fédération, nous avions eu un différend. J’étais le seul entraîneur prédestiné à entraîner cette équipe étant donné que 80% des joueurs qui composent l’effectif de la sélection, étaient sous mes ordres. Je pense que c’est une question de temps, tout le monde, là-bas, est convaincu qu’un jour je prendrais la sélection du Congo, avec ou sans la bénédiction du président de la fédération. De toute manière, avec Constant Omari (président de la fédération congolaise de football, ndlr), nous nous sommes réconciliés après une réception chez lui. Nous avons fait la paix des braves. Prendre les rennes de l’équipe congolaise est quelque chose qui figure dans mes plans pour le futur.

Vous êtes à l’étranger, mais vous gardez certainement un œil attentif sur le football algérien, que pouvez-vous nous dire à propos du parcours de l’équipe nationale ? Non seulement, je garde un œil sur l’équipe nationale, mais je marche à ses côtés. Quand je vois le peuple algérien content, mes compatriotes heureux, je suis moi-même très content. Quand je vois cette joie pénétrer tous les foyers algériens, c’est formidable. Quand des personnes âgées ou de jeunes enfants s’intéressent à l’équipe nationale, cela nous incite à être aux côtés de la sélection, cela ne peut pas vous laisser insensible. Même si je suis sélectionneur ailleurs, je reste Algérien et je ferais de mon mieux pour épauler cette équipe. En tant que technicien, et étant donné que mon gagne-pain est en Afrique, je ne peux pas faire n’importe quoi. Je fais le strict minimum par respect vis-à-vis de mes amis présidents de fédérations étrangères. Il y a des échanges d’avis, mais je ne trahirais jamais une nation, il faut rester sportif !

Vous avez un contrat moral vis-à-vis de vos employeurs. Exactement. Il y a des pays et des gens qui m’ont ouvert leurs portes, mais leurs cœurs également, je ne peux en aucun cas les trahir. Cela reste seulement du football.

Quel est votre bilan de la CAN réalisée par l’Algérie ? En tant que technicien, j’analyserais en fonction des nombreux paramètres qui ont entouré cette CAN. Il y a eu l’humidité en Angola, la préparation d’avant-CAN… c’est tellement complexe. Je ne vais prendre en considération que le résultat purement technique, et c’est satisfaisant. Le bilan est bon et nous devons être contents. Après toute cette absence en CAN, il faut rester raisonnable. Cela fait longtemps que nous n’avions pas été en Coupe d’Afrique et encore moins en Coupe du Monde, il faut donc remercier le bon Dieu, les joueurs et les personnes qui sont derrière ce succès. Le plus important à présent, c’est de préparer l’après coupe du monde.

Justement, il y a la coupe du monde qui se profile à l’horizon, qu’est-ce que vous pensez de la préparation notamment ? J’ai des échos en provenance du staff technique de l’équipe nationale. Les membres du staff ont fait une étude très approfondie et des recherches qui ont abouti à des résultats. Ils font donc en sorte de faire ce qui doit être fait, au niveau de la préparation physique, pour mener cette équipe nationale à bon port. Pour le reste, ce sera le terrain qui déterminera les choses. L’état psychologique des joueurs devrait être un facteur déterminant vu que nous aurons pas mal de joueurs qui seront en manque de compétition.

Effectivement, nous avons plusieurs cadres qui jouent peu, quel pourrait être l’impact de ce manque de compétition ? Il y a deux paramètres qui peuvent quelque peu compenser ce manque de compétition: ce sont le mental et la tactique. C’est à l’entraîneur de savoir donner un champ d’action pour chaque joueur en vue de tirer de lui le meilleur ou mettre en place une tactique adaptée en limitant les distances, avancer le bloc-équipe, ou d’autres considérations tactiques.

Ce n’est donc pas forcément une mauvaise chose ? On va jouer trois matches. Il ne faut pas oublier que ces joueurs qui sont en manque de compétition se verront appliquer un plan de travail individuel. Je ne pense donc pas qu’on aura un problème de ce côté-là, car comme je le souligne toujours, c’est l’état psychologique des joueurs qui devrait faire la différence. N’oublions pas qu’une fois que l’Algérie se met à croire en ses possibilités, comme contre l’Egypte, elle peut se sublimer. Sur le plan footballistique, l’Egypte était plus forte que nous, mais mentalement l’Algérie était 1 milliard de fois plus forte. Notre mental, j’en suis certain, pourrait apporter un grand plus à notre sélection.

Le groupe de l’Algérie est connu, quelles sont nos chances selon vous ? Une chose à mon sens est importante: on ne va pas seulement jouer contre la Slovénie, l’Angleterre et les Etats-Unis, on va également être opposés à des entraîneurs de qualité. Rabah Saâdane et son groupe seront confrontés à deux éléments: la grandeur des équipes et celle de ses sélectionneurs ! On doit savoir comment raisonne un entraîneur comme Fabio Capello pour pouvoir le contrer. Nous devons réfléchir à sa façon de procéder, et quelle est sa conception. Rabah Saâdane est très compétant dans son domaine, j’espère donc qu’on le gardera le plus longtemps possible à la fédération car j’estime que c’est un trésor pour le football algérien. On n’aura certainement pas la tâche facile, ce sera très difficile sur le plan tactique face à de grandes équipes, raison pour laquelle, je mise, personnellement, sur l’aspect mental et sur la réponse tactique qui sera apportée par le sélectionneur.

Pour vous, le mental pourrait donc constituer la clé du succès ? Le mental et l’aspect tactique. A savoir, comment compte procéder le sélectionneur, quelle sera sa conception et le choix qu’il opérera pour contrer ces grandes équipes. C’est ces équipes-là qui ont tout à perdre contre l’Algérie, nous devons rejeter la pression sur nos adversaires, en ôtant la pression sur nos joueurs et en la mettant sur leurs adversaires.

Nul n’est prophète dans son pays, un proverbe bien connu… Adel Amrouche entraîneur en Algérie, est-ce dans le domaine du possible ? Si je ne devais pas être entraîneur, je serais président de la fédération ! (rires). Du coup, à la fédération, ils seront obligés de me nommer  sélectionneur, sinon je serais à la tête de la fédération ! (il rigole franchement).

Avez-vous quelque chose à rajouter ? Je voudrais remercier tous les entraîneurs avec lesquels j’ai travaillé et ceux qui m’ont donné l’occasion de commencer sur le terrain et qui m’ont aidé, ainsi que tous ceux qui ont cru en moi, sans oublier mes parents et ma famille (mes oncles) qui ont également eu foi en moi. J’estime que ce que je réalise est seulement le début, je suis en train de donner le meilleur de moi-même pour représenter dignement l’Algérie en essayant d’être un bon ambassadeur de mon pays et de l’école algérienne. Je suis un descendant de martyrs algériens, c’est un devoir pour moi de continuer d’honorer leur mémoire en continuant d’œuvrer pour hisser haut le drapeau algérien, car c’est grâce à ceux que nous vivons dans un pays libre. Je remercie également votre site de m’avoir offert l’occasion de m’exprimer et à travers vous, peut-être, de donner du rêve et de l’ambition à certains cadres et techniciens algériens qui sont dans la même filière que moi et qui veulent également avancer. Je leur dirais que tout est possible, soyez fiers d’être Algériens et de vous-mêmes. Croyez en votre métier, c’est possible d’arriver encore plus haut. Je suis convaincu qu’il y aura des jeunes techniciens qui réussiront à réaliser une carrière plus intéressante que la mienne, même si elle n’est pas encore terminée. Je vous informe que ma prochaine étape devrait être l’Asie ou l’Amérique.

 

Source : Toufik O.DZfoot.com

 

Adel Amrouche est né le 7 mars 1968 à Kouba et a été un footballeur algérien. Après sa carrière de footballeur en Belgique, il s’est reconverti en formateur puis entraîneur. Il est diplômé de l’UEFA.

Parcours professionnel

1983-1985 : CRB Alger

1985-1988 : JS Kabylie

1988-1990 : OMR El Anasser

1990-1991 : Union sportive de la médina d’Alger

1991-1992 : OMR El Anasser

1992-1993 : Favoritner AC

1994-2002 : RAA Louviéroise,RAEC Mons,Dendermonde,SK Lombeek-Liedekerke

 

Équipes entraînées

1995-1996 : FCA Brussels

1996-2002 : Royale Union Saint-Gilloise (Belgique)

2004-2005 : Équipe nationale de Guinée équatoriale

2002-2004 : DC Motema Pembe (Kinshasa)

2004-2005 : Gençlerbirliği S.K.

2005-2006 : Volyn Lutsk

2006-2007 : DC Motema Pembe

2007-2010 : Équipe Nationale du Burundi de football (Les Hirondelles)

 

Consultant sportif

Consultant sportif pour Nessma, Adel Amrouche a commenté et a analysé les matchs de la Coupe d’Afrique 2010 et des matchs de la Ligue des champions de l’UEFA.

NB : Vous êtes nombreux à vouloir connaître  le personnage d’Adel Amrouche. C’est chose faite à travers cette interview qu’il a accordée à DZfoot.com via Toufik O. Notez aussi que j’ai découvert pas mal d’informations le concernant sur internet dont son itinéraire comme joueur d’abord et comme entraîneur ensuite.

 

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Patrick Sota

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Match entre la Côte d’Ivoire et le Burundi au Stade FFB (éliminatoires CAN 2012)

Posté par patricksota le 10 janvier 2011

 

 

 

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Article écrit jeudi le 21 octobre 2010 sur la rencontre entre La Côte d’Ivoire et le Burundi au Stade Prince Louis Rwagasore

 

 Le Burundi  a perdu mais n’a pas démérité face à la Côte d’Ivoire

           

Compendium de la rencontre

Rencontre riche en suspense entre un favori et un outsider, entendez par là la Côte d’Ivoire (les Eléphants) et le Burundi (les Hirondelles).

Le coup d’envoi a été donné à 15h30’, soit 13h30’ en temps universel. Dès l’entame du match, les burundais sont timides et timorés voire frileux devant des ivoiriens hyper offensifs. A l’image de cette incompréhension à la première minute du match entre le goal keeper burundais Vladimir Niyonkuru et son défenseur central Mbaza Hussein. Gervinho, l’attaquant ivoirien et sociétaire de Lille en France, s’empare du ballon et envoie un tir trop croisé qui passe à côté des bois burundais. Très grosse frayeur dans la zone de vérité burundaise et occasion nette de but de la Côte d’Ivoire.

Les débuts des matchs internationaux sont toujours difficiles pour nos joueurs. L’explication y relative est simple comme bonjour : manque criant de matchs amicaux internationaux. Faut pas chercher ailleurs ! Et tant que ce problème persistera, nous connaîtrons toujours les mêmes mésaventures.

La première partie tourne en faveur des ivoiriens. Ils dominent leurs sujets et parviennent à créer le danger dans le camp burundais. Fort heureusement, Valéry Nahayo, le capitaine des Hirondelles, est là pour contrer les assauts ivoiriens. Présence nécessaire pour rasséréner ses coéquipiers. Kader Keita, l’attaquant ivoirien, essaye tant bien que mal de percer le rideau défensif des Hirondelles. Il est appuyé par le percutant Gervinho et N’dri Koffi Romaric, très remuant.

L’attaque burundaise va plutôt mal avec Saïdo Ntibazonkiza esseulé à la pointe. Or, ce dernier est plus à l’aise quand il joue le rôle d’attaquant de soutien (milieu offensif, numéro 10). L’entraîneur des Hirondelles, Adel Amrouche, ne tarde pas à déceler la faille. Et fait sortir Ndayisenga Fuwadi, éreinté parce que Dugari sur l’aile droite ne joue pas bien son rôle et perd beaucoup de ballons au profit des ivoiriens. Ce qui freine les efforts fournis par l’attaque burundaise.

Changement de schéma tactique côté burundais : Fuwadi sort au profit de Didier Kavumbagu. Ce dernier occupe la pointe de l’attaque et Saïdo Ntibazonkiza retrouve alors son poste de prédilection. A l’aile gauche se trouve Mbazumutima Henri. Et à la défense latérale gauche Hakizimana Hassan dit l’homme se défend assez bien. A l’entrejeu, Papy Faty et Ndayisaba Floribert dit Tambwe font bonne figure. A la défense latérale (côté droit), Karim Nizigiyimana doit empêcher l’arrière gauche ivoirien Arthur Boka de monter. Mission ardue. Mais menée de main de maître par Nizigiyimana.

A la 33ème minute, l’arbitre libyen accorde généreusement un coup franc aux Eléphants suite à une main imaginaire d’Hassan Hakizimana. Qui a dévié le ballon de la tête et non de la main. Les images prises par la Télévision Nationale (RTNB) sont formelles. Et ne feraient l’objet d’aucune contestation. Mais que voulez-vous ? L’arbitre est, sur terrain, le seul maître après Dieu. Sa décision est irrévocable malgré les protestations véhémentes de Valéry Nahayo. Erreur d’appréciation de l’arbitre. Le gardien de but burundais a à peine le temps de placer son mur que N’dri Koffi Romaric, le sociétaire du FC Séville en Espagne, brosse la balle à la Platini. Superbe ! Celle-ci va terminer sa course au fond des filets dans le coin droit de Vladimir Niyonkuru. But ! Vladimir n’a pas bougé parce qu’il n’a pas vu la balle venir. Romaric lui a envoyé une flèche partie comme un missile. Les ivoiriens peuvent dire merci à l’arbitre pour ce coup franc synonyme de but. Fin de la première mi-temps sur cette avance ivoirienne par la plus petite des marges : un but à zéro (1-0).

La seconde mi-temps est burundaise. Les Hirondelles passent à l’offensive. Les défenseurs ivoiriens Maestro Didier Zokora (sociétaire du FC Séville en Espagne), Emmanuel Eboué d’Arsenal en Angleterre et Habib Kolo Touré de Manchester City en Angleterre ont du travail. Ils doivent contrer les assauts de Ntibazonkiza Saïdo et les montées fulgurantes de Karim Nizigiyimana (l’homme du match). Karim a été étincelant en seconde partie. A telle enseigne que les ivoiriens ont été obligés de le faucher à plusieurs reprises. Tambwe est remplacé par Kwizera Pierrot. Henri Mbazumutima sort et cède sa place à Amisi Cédric. Papy Faty, à la médiane, bouge très bien. Un joueur ivoirien ne trouve pas mieux que de le bouter dehors en le taclant vilainement. Sortie immédiate. Il ne peut être remplacé vu que les Hirondelles ont fini d’effectuer leurs trois changements.

Domination territoriale des burundais, mais sans succès. A l’image de ce tir fumant de Ntibazonkiza qui heurte la barre transversale suite à un centre lumineux de Karim, très en jambes. Occasion nette de but à la soixante quinzième minute (75ème minute). Tous les supporters des Hirondelles s’étaient levés, espérant voir leur équipe égaliser. Et ça aurait été justice. Les burundais vont s’adonner à un festival de passes courtes et des accélérations dans leurs mouvements. Les ivoiriens accuseront une fatigue très perceptible. Et vont s’adonner à des actes d’antijeu pour laisser filer le temps. En s’écroulant par terre pour un oui ou pour un non. Les célèbres stars Gervinho, Romaric et Keita sont éreintés et sortent du terrain. Apport de sang neuf oblige pour contrer des burundais impériaux. Des Hirondelles dominatrices, mais qui n’arrivent pas à trouver le chemin des filets. Fin de la rencontre sur cette victoire ivoirienne obtenue après avoir sué sang et eau ! Match très difficile pour les Eléphants.

 

Prime améliorée

Côte burundais, chaque joueur a perçu une prime de cinq cent mille francs bu (500.000 frs bu). Nette différence par rapport aux malheureux trente mille francs bu (30.000 frs bu) qui offusquaient plus d’un ! Les joueurs n’ayant pas été alignés sur la feuille de match, mais qui avaient préalablement répondu aux entraînements ont obtenu chacun cent mille francs bu (100.000 frs bu).  A mon humble avis, on aurait dû revoir leur prime à la hausse en leur octroyant chacun la somme de deux cent cinquante mille bu (250.000b frs bu). Soit la moitié de la prime donnée à ceux qui ont pu être alignés sur la feuille de match. Car, l’écart de quatre cent mille francs bu me paraît grand ! Ceci dit, pas de polémiques à ce sujet ! Cette amélioration liée à l’octroi de la prime de match est à saluer. Bravo ! Lors des prochains matchs, il faudrait même atteindre la somme de mille dollars par joueur. Pour motiver à fond nos braves garçons.

 

Adel Amrouche doit être soutenu pour qu’il atteigne ses objectifs

Il faut préparer les prochains matchs avec le même engouement et la même détermination. Pour battre le Rwanda et le Bénin. C’est tout à fait possible !

Le sélectionneur belgo-algérien du Burundi, Adel Amrouche, a fait un bon travail. Il faut lui reconnaître ses mérites. Il a su imprimer un style de jeu à son équipe et un rythme. Une résistance physique qui a mis à mal les Eléphants de la Côte d’Ivoire. C’est une marque positive et encourageante pour la suite de ces éliminatoires. Il compte aussi gonfler l’effectif des burundais jouant à l’étranger en recrutant d’autres éléments à partir du Burundi. Et ce, conformément aux vœux du Chef de l’Etat qui aimerait voir beaucoup de footballeurs burundais réussir leurs carrières en Europe. Pour faire parler de leur pays comme étant pourvoyeur de talents.

Raison pour laquelle l’Etat burundais devrait sans plus tarder négocier un contrat avec ce sélectionneur. Contrat dans lequel figureraient un salaire décent et un nombre significatif de matchs amicaux internationaux pour les Intamba Mu Rugamba. Bref, des conditions optimales de travail. Amrouche n’est pas un menu fretin. Très loin de là ! Nos dirigeants sont priés de lui vouer du respect pour le travail qu’il fait. Nous les interpellons pour mettre un terme à ce flou entourant ses conditions de travail. Tout de même de la décence !

 

 

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 Patrick Sota

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NB : cet article n’est pas d’actualité, inutile de vous le faire savoir. Mais, il revêt une importance capitale pour ceux qui n’ont pas suivi de près le match entre la Côte d’Ivoire et le Burundi. Rencontre aller comptant pour les éliminatoires de la CAN 2012 prévue conjointement au Gabon et en Guinée Equatoriale. Défaite des burundais suite à un coup franc imaginaire donné aux ivoiriens par l’arbitre lybien. Car, ce coup franc bien tiré du reste a été synonyme de but. L’unique but du match.  Didier Drogba, Yaya Touré et  Salomon Kalou, côté ivoirien, n’étaient pas de la partie. Permettez-moi de rappeler le classement provisoire des équipes faisant partie du groupe 8 (Côte d’Ivoire, Bénin, Burundi, Rwanda) :

1. Côte d’Ivoire : 6 points sur 6 avec un goal average de +4

2. Bénin : 4 points sur 6 avec un goal average de +3

3. Burundi : 1 point sur 6 avec un goal average de -1

4. Rwanda : 0 point sur 6 avec un goal average de -6

 

             

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Communiqué à tous les lecteurs du Blog de Patrick Sota

Posté par patricksota le 10 janvier 2011

 

Communiqué adressé à tous mes lecteurs.

 

Amis sportifs,

J’ai le plaisir de porter à votre connaissance que  les premiers résultats issus de la CAN 2011 des moins de 17 ans au Rwanda se trouvent sur le site officiel de la CAF (www.cafonline.com). Ce site, vous l’avez constaté, est lié au Blog de Patrick Sota. Il suffit de cliquer à droite dans la page d’accueil (partie Liens) en dessous de  » Derniers Articles » et vous lirez CAF en tête des sites liés au présent Blog.

En cliquant sur CAF, vous aurez non seulement les premiers résultats, mais aussi le calendrier complet de la dite compétition.

Vous pourrez alors avoir tous les résultats de cette CAN en lisant le Blog de Patrick Sota. Ce dernier a été créé pour vous mes chers lecteurs, ne l’oubliez pas ! Gardez ça en tête ! En le parcourant, joignez l’utile à l’agréable.

Bonne compréhension.

 

 

 

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Patrick Sota

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Vital’O a étrié Uvira Sport de la RDC

Posté par patricksota le 10 janvier 2011

 

Vital’O a fait carton plein face à Uvira Sport de la RDC

 

Match amical entre une équipe d’Uvira (RDC) nommée Uvira Sport et Vital’O du Burundi. Le public de Bujumbura était peu nombreux au Stade Prince Louis Rwagasore. Présence insignifiante tant l’enjeu n’était pas de taille.

D’entrée de jeu, les mauves et blancs passent à l’offensive et poussent les visiteurs à marquer contre leur camp. Nous jouons la quinzième minute de la première partie. Dix minutes plus tard, Déo, sur une passe en profondeur et oh combien lumineuse de Saido Ntibazonkiza est accroché en pleine surface de réparation. Penalty indiscutable ! Et transformé par Saido (ancienne perle de Vital’O et actuel sociétaire de Krakovia Krakow de Pologne. Fin de la première mi-temps. Score : deux buts à zéro pour Vital’O.

En seconde période, Saido et Fuwadi sortent. Entrent Halidi et Jimmy. Dès le début de la partie, Vital’O FC n’est pas inspiré. Mais comme l’appétit vient en mangeant, les mauves et blancs parviendront à tripler la mise par le biais de Gateretse Divin. Combinaison entre Jimmy, Halidi et Divin. Partis en triangle, ces trois joueurs ont émerveillé le public par des passes spectaculaires. Et Divin a fait le nécessaire en inscrivant le troisième but. Nous jouons la soixantième minute.

A la soixante dixième minute de la reprise, Halidi réceptionne une passe de Nkurunziza D’Amour à l’entrée de la surface de réparation et ne se fait pas prier pour la mettre au fond des filets. Quatrième but !  A la quatre vingtième minute, les mauves et blancs relâchent en défense et prennent un but suite à un débordement congolais mené de main de maître sur le flanc droit. Score à cet instant : Quatre buts à un pour Vital’O.

A la quatre vingt sixième minute, D’Amour offre un caviar à Jimmy qui inscrit le cinquième but. Tir bien croisé. Score final : cinq buts à un (5-1) en faveur des poulains de Kanyankore Jean Gilbert dit Yaoundé.

A vaincre sans péril on triomphe sans gloire me diriez-vous, ça été un match facile pour Vital’O. C’est vrai ! Mais, espérons que cette rencontre aura permis aux mauves et blancs de travailler la cohésion, l’esprit de groupe et le sens du but. Il est souhaitable qu’il y ait d’autres matchs amicaux internationaux pour préparer adéquatement le duel prévu à la fin de ce mois entre Coton Sport de Garoua et Vital’O. Rencontre, rappelons-le, comptant pour la Ligue des Champions. Match aller à Bujumbura. Match retour deux semaines après à Garoua.

Kanyankore promet de répondre à une interview qu’il va accorder à votre serviteur. Et ce, pour nous dire comment Vital’O se prépare afin de livrer ce choc sans tâtonnements. A suivre…

Dans le même ordre d’idées, le président d’Inter Star sera approché pour nous dire comment son équipe prépare son choc face à Missisle du Gabon. Match comptant pour la Coupe de la CAF. Aller au Gabon et retour à Bujumbura. A suivre…

Bonne chance à nos deux ambassadeurs sportifs !

 

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Patrick Sota

patricksota.unblog.fr

 

 

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