Changement au sein du Staff Technique des Hirondelles

Posté par patricksota le 8 juin 2026

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Patrick Sangwa 

Source photo : Ikiriho Muri Sport 

Intamba / Communication : le silence du porte-voix

 

Le vent a tourné sur les collines d’Intamba. Dans l’ombre feutrée du vestiaire, là où se tissent les stratégies et se scellent les destins, la cellule de communication de la sélection nationale vient de muter.

À l’issue d’une recomposition interne aussi discrète qu’impitoyable, Patrick Harakandi Ntabwo, jadis l’écho attitré des Intamba, l’orfèvre des communiqués, l’homme qui murmurait à l’oreille des médias, n’est plus. Sa fonction, suspendue. Sa voix, mise en sourdine.

La décision tombe comme un rideau de fer au cœur d’une saison de réajustements. Le staff technique, sous la plume de son stratège, Sangwa Patrick, a choisi de recentrer les rênes. Plus de relais. Plus d’intermédiaire. Désormais, la parole officielle ne jaillira que d’une seule source, unique et souveraine : l’entraîneur lui-même.

Recueilli par Kazoza FM, Sangwa Patrick a levé le voile sur cette nouvelle liturgie de la parole. D’une voix posée, presque sacerdotale, il a énoncé le premier décret de son ère :

« Le premier changement concerne le poste de chargé de communication. J’ai décidé de suspendre cette fonction, afin que toutes les informations passent désormais directement par moi avant toute publication. Dans notre contexte, il n’est pas courant qu’après la signature d’un contrat, des informations internes soient diffusées sans validation préalable ».

Le technicien, demiurge de la parole contrôlée, justifie ce recentrage par le spectre des malentendus. Dans l’écho des mots mal posés, il voit le danger : une confidence, une phrase lancée à titre personnel, peut se muer en dogme. Elle peut être prise pour l’oracle de la Fédération, pour le verdict du staff tout entier.

« Même lorsqu’une information est donnée à titre personnel, elle peut être perçue comme une communication officielle de la Fédération ou du staff technique. C’est la raison pour laquelle j’ai jugé nécessaire de suspendre ce poste à ce niveau », a-t-il tranché, le scalpel de la prudence à la main.

Ainsi s’achève le règne de Patrick Harakandi, architecte jusqu’ici des récits qui sortaient des entrailles d’Intamba. Son pupitre reste vide.

Désormais, les Intamba avancent sans héraut désigné. Le silence est devenu doctrine. La parole, centralisée. Et dans ce nouveau désert médiatique, seul le sifflet final du coach aura droit de cité.

 

Patrick Sota

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La Radio Télévision Nationale du Burundi (RTNB) verse du baume au coeur

Posté par patricksota le 7 juin 2026

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La Radio Télévision Nationale du Burundi verse du baume au coeur 

Hymne de gratitude à la RTNB

Ô RTNB, fille aînée des ondes burundaises, toi qui veilles sur nos collines depuis l’aube de nos voix, reçois aujourd’hui l’hommage vibrant d’un peuple tout entier.

Dans ce crépuscule où l’espoir vacillait, où les écrans se faisaient murs et les signaux frontières, tu t’es levée. Comme un phare au-dessus du lac Tanganyika, ta lumière a percé l’obscurité qui menaçait d’engloutir notre passion.

Canal+ Sport : portes scellées
SuperSport : horizon fermé
Azam, si proche pourtant dans la fraternité tanzanienne : pont rompu

Porte après porte, l’exil du spectacle nous était signifié. Les 104 chants de la Coupe du Monde 2026 allaient passer, comme des comètes, au-dessus de nos toits sans effleurer nos yeux.

Et puis tu es venue.
Toi, la voix des ancêtres, la mémoire des indépendances, la gardienne de notre imaginaire collectif. Tu as tendu la main. Tu as ouvert tes antennes. Tu as fait de tes fréquences le dernier pont jeté entre nos cœurs et le rêve du monde.

Imagine la joie, ô RTNB, la joie immense, tellurique, qui va gronder.
Dans le maquis de Kinindo où le thé bout déjà avant le coup d’envoi.
Dans le salon modeste de Ngozi où le grand-père ajustera son poste radio avec des doigts tremblants.
Dans le kiosque de Rumonge où les enfants, yeux écarquillés, découvriront pour la première fois la magie d’un but à la 93e minute.

Ils sont légion. Des milliers, des millions. Les amateurs du ballon rond au Burundi. Tisserands, étudiants, chauffeurs, mères de famille, enfants des rues. Tous unis par cette même fièvre sacrée, ce même frisson qui fait battre un seul cœur à 104 reprises.

Tu ne diffuses pas de simples matchs, ô RTNB.
Tu rallumes les tambours du Burundi.
Tu rends à notre peuple un mois de communion.
Tu transformes l’attente en fête, le silence en clameur, l’isolement en fraternité.

Ce n’est pas une diffusion. C’est un sauvetage.
Ce n’est pas un signal. C’est une délivrance.
Toi seule, jusqu’ici, demeure l’ultime et unique recours pour que nos âmes vibrent à l’unisson du monde.

Merci, RTNB.
Merci d’avoir entendu la prière muette des passionnés.
Merci d’avoir choisi de ne laisser aucun Burundais sur le bord du chemin de cette odyssée.

Que tes ondes portent loin.
Que tes images fassent rêver haut.

 

Patrick Sota

Journaliste Sportif

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Où va-t-on regarder la Coupe du Monde ?

Posté par patricksota le 7 juin 2026

 

 Coupe du Monde FIFA 2026 co-organisée par les États-Unis, le CANADA et le Mexique du 11 juin au 19 juillet

 
Où va-t-on regarder le Mondial ?

 

Quand le ballon rond nous fuit

La nuit qui tombe
Sur les crêtes qui veillent Bujumbura comme dans les vallées profondes du Burundi, une nuit prématurée est tombée. Non pas celle que le ciel impose à l’heure dite, mais une obscurité amère, tissée de silence et de renoncement. Les maquis se sont tus. Les places ont perdu leur rumeur. Et dans l’âme du peuple, c’est comme si les tambours sacrés avaient soudain suspendu leur battement, saisis par l’horreur d’un festin du monde auquel on nous défend de prendre place.

On nous annonce l’exil. L’exil du spectacle. La Coupe du Monde, cette odyssée des hommes, ce poème de 104 actes où la gloire et la chute se tiennent la main, passera. Elle passera au-dessus de nos toits sans daigner s’y poser.

Canal+ Sport se tait, car le groupe n’a pas acquis les droits légaux de diffusion du Mondial pour l’Afrique francophone subsaharienne. 

SuperSport ferme son livre, car ses droits sur le continent n’incluent pas le Burundi pour cette compétition.

Azam, si généreux envers la Tanzanie, le Kenya, l’Ouganda et le Rwanda, trace autour de nos collines une frontière d’ombre, lui qui a confirmé ne pas détenir les droits nécessaires pour retransmettre les 104 matchs aux abonnés résidant au Burundi. *New World TV* tient le sceptre exclusif, mais nos mains restent vides.

Le silence des écrans
Alors la désolation s’installe, lourde comme un crépuscule sans lune. Dans les parcelles de Bujumbura, dans les échoppes de Gitega, sous les palmiers à huile de Rumonge, ce sont les mêmes âmes orphelines. L’enfant qui serrait déjà contre son cœur le nom d’un dieu en crampons. Le vieillard qui comptait, une fois encore, transmettre la fièvre sacrée à son petit-fils. Le frère qui rêvait de l’unité d’un pays tout entier, suspendu à la même respiration, au même frisson, au même « but » arraché dans le temps additionnel.

On ne nous retire pas de simples rencontres. On nous arrache un mois de fraternité. Un mois où les blessures se referment, où les voix dissonantes s’accordent, où le Burundi tout entier n’est plus qu’un seul cœur battant au tempo d’un cuir qui danse.

L’ultime prière
Mais même dans cette nuit, l’amour du jeu refuse de mourir. Les innombrables amateurs du ballon rond gardent les yeux levés. Ils se tournent, suppliants et dignes, vers ceux à qui le destin du pays a été confié. Ils forment l’ultime prière d’un peuple de passionnés : que surgisse un sursaut national. Que la voix de l’État tonne plus fort que les contrats. Qu’elle brise les verrous, qu’elle force les portes, pour que les 104 chants de cette Coupe du Monde parviennent jusqu’à nous. Intacts. Vivants.

Faute de quoi, l’affliction sera totale. Ce ne sera plus une absence. Ce sera une amputation. Un coup d’une cruauté infinie porté au cœur même des supporters burundais, qui ne demandent au monde qu’une seule grâce : celle de vibrer avec lui.

Nous attendons. Debout. L’âme en suspens, entre le désespoir et la foi.

 

Fait à Bujumbura, le 07 juin 2026

Patrick Sota
Journaliste Sportif

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France vs Côte d’Ivoire : 1-2

Posté par patricksota le 5 juin 2026

France vs Côte d’Ivoire : 1-2

 

Épître aux Éléphants : Le Renversement

Abidjan, reine lagunaire, perle d’ébène sertie entre mer et mangroves, suspend son souffle. Le soir tombe sur le Plateau, mais les maquis ne ferment pas. À Yopougon, à Adjamé, à Treichville, à Marcory, à Cocody… les écrans s’allument comme des oracles. La ville entière devient poitrine unique, cœur unique, battant au rythme des crampons lointains.

1-0. Cherki, 45ème. Lame froide. Le silence descend, lourd comme un deuil. Les verres restent en l’air, à mi-chemin des lèvres. Abidjan plisse les yeux. Elle connaît ce piège : croire que les géants sont invincibles.

Puis la seconde période. Et la terre ivoirienne répond. 53ème minute. Guela Doue. Nom qui sonne comme un tam-tam de guerre. La foudre traverse le stade, traverse l’Atlantique, traverse le cœur d’Abidjan. 1-1. Les maquis explosent. Les motos klaxonnent. Les pagnes s’agitent comme des drapeaux.

84ème. Diallo. Le nom des anciens. Le nom des vainqueurs. L’addition, corsée, implacable. 1-2. Et Abidjan exhale enfin. Un souffle retenu depuis 84 minutes se transforme en cri. Un cri qui remonte du Vallon jusqu’à Port-Bouët, qui fait trembler les eaux de la lagune Ébrié.

13 tirs contre 7. 56% de possession contre 44%. La France a caressé le ballon. La Côte d’Ivoire a caressé l’histoire. La possession n’est qu’ornement quand l’ivoire décide du destin. 6 tirs cadrés pour 2 buts. Chirurgie. Cruauté. Maturité.

Abidjan comprend le présage. Les Éléphants n’ont plus l’insolence de la jeunesse. Ils ont la patience des anciens. Savoir encaisser 45 minutes pour frapper aux 45 autres. Savoir laisser l’ennemi s’épuiser dans le vain, puis mordre au vital.

Ce 1-2 n’est pas un simple amical. C’est une lettre. Une lettre scellée à la cire blanche, envoyée aux nations du monde : “Vous pouvez nous dominer. Vous ne nous tuerez pas. Nous savons attendre l’heure des dieux.”

Alors oui, pour mes amis ivoiriens : dites à Abidjan de respirer. Doucement. Car si les Éléphants savent déjà renverser les champions du monde un soir de juin, imaginez ce qu’ils feront sous le ciel brûlant d’un Mondial.

Un jour, ce ne sera plus l’écran que nous regarderons. Ce sera le drapeau orange, blanc, vert, flottant sur la pelouse du monde.

 

Patrick Sota

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Coup de projecteur sur l’Algérie

Posté par patricksota le 4 juin 2026

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Source photo : Africa Foot 

Les Fennecs d’Algérie 

Hollande vs Algérie : 0-1

De Kuip, forteresse enchaînée par un éclair maghrébin

Sous la voûte de suie du Stadion Feijenoord, baptisé De Kuip — la Cuve — Rotterdam a vu son gazon sacré ployer sous un coup de foudre tardif. Pays-Bas 0 – Algérie 1.

 

Rencontre amicale, oui.
Mais qu’est-ce qu’une « amicale » quand le cuir devient serment et que chaque duel réveille l’odeur de la poudre ?
Un mot doux pour l’affiche. Un mensonge poli pour les archives.
Sur la pelouse, pas d’amis. Seulement des gladiateurs qui testent le tranchant de leur foi avant l’arène des mondes.
Amicale sur le papier. Infernale dans les chairs.

Dans les veines des Fennecs coulait déjà l’adrénaline des mondiaux. Chaque passe, chaque souffle, chaque regard : une répétition générale pour l’immortalité.

Le duel des chiffres, implacable
Tirs : 14 contre 8
Tirs cadrés : 5 contre 4
Possession : 54% contre 46%
Fautes : 11 contre 9
Cartons jaunes : 0 contre 0
Cartons rouges : 0 contre 0
Hors-jeu : 3 contre 2
Corners : 6 contre 3

L’Oranje a tenu le ballon comme un roi tient son sceptre. Mais la couronne n’a pas suffi. Les chiffres glorifient l’orgueil batave. Le destin, lui, a choisi le désert.

 

L’instant qui fige Rotterdam
À la 86e minute, quand le ciel batave croyait tenir le nul, Anis Hadj Moussa a dégainé. Surgissant de l’ombre comme un djinn échappé de sa lampe. Une feinte. Une respiration. Une déflagration. Le cuir a fendu la nuit, giflé le filet, et crucifié 50 000 âmes.

Le stade s’est tu. L’Algérie a exulté. Un but de voleur de rêves, arraché aux entrailles du temps additionnel. Rotterdam a compris : ici, même les forteresses saignent.

 

Le Burundi, témoin et apprenti
Les yeux du Burundi ne lâchent rien. Les Hirondelles partagent le groupe des éliminatoires CAN 2027 avec les Fennecs. Et voilà qu’elles assistent, impuissantes et fascinées, au sacre des Algériens jusque dans l’antre hollandaise. Sur ses terres. Silvouplait ! Sur le trône même de ses ancêtres.

C’est une leçon écrite au fer rouge : aucun géant n’est invincible quand la foi devient lame.

Le Burundi doit-il perdre le Nord ? Non. Il doit aiguiser ses serres, tremper son acier.
La mission s’annonce titanesque. Ardue. Héracléenne. Une ascension où chaque mètre gagné se paie en sueur et en prières.

Sur papier, les Hirondelles défieront un colosse bardé d’étoiles et de certitudes. Un mur de granit qui parle cinq langues et boit la pression comme du lait.
Sur gazon, il faudra fendre les pronostics. Les ouvrir en deux comme une armure trop sûre d’elle. Inventer l’impossible. Graver son nom dans le marbre du football africain à coups de crampons et de courage.

Mourir sur le terrain ? Oui. Mais mourir debout, les yeux dans ceux du géant. Et renaître, au coup de sifflet final, dans la légende.

Car les Hirondelles ont voix au chapitre dans le gotha. Il ne leur reste qu’à la faire entendre.

 

Patrick Sota

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Quid de notre voisin à l’Ouest du Burundi ?

Posté par patricksota le 4 juin 2026

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Source photo : RD Congo Actu Foot /  Léopards

Mondial 2026 : La porte de La Línea se referme sur les Léopards

 

Quid du voisin à l’Ouest du Burundi ?

 

À la veille de son baptême planétaire, la République Démocratique du Congo vient de recevoir un coup de boutoir administratif, froid et sans appel.

Par décret municipal daté de ce 2 juin 2026, La Línea de la Concepción, cité andalouse de 65 000 âmes, a proscrit la rencontre amicale qui devait opposer les Léopards au Chili, le 9 juin prochain.

Juan Franco, édile de la commune, a tranché. Sous la bannière de la « prudence sanitaire », il a scellé l’interdit. L’ombre d’Ebola, qui rôde encore sur les terres congolaises, a suffi. S’appuyant sur le rapport accablant du chef du service de santé local, lequel « déconseille totalement » la tenue de l’événement, le maire a entériné l’annulation par un message vocal d’une sécheresse implacable.

Ainsi, dans l’ultime ligne droite vers le rêve américain, la RDC voit son agenda déchiré. Si l’épreuve de ce mercredi 3 juin contre le Danemark, à Liège, demeure inscrite, la suppression de ce second galop d’essai face au Chili prive les hommes en tunique léopard d’un jalon décisif avant la traversée de l’Atlantique.

Ironie du sort : la RDC s’apprête à retrouver la scène mondiale pour la première fois depuis 1974, sous les couleurs du Zaïre. Et c’est au seuil de l’histoire que le destin lui impose ce huis clos forcé.

Il faudra désormais digérer l’affront, panser la frustration, et affronter avec sérénité le groupe K. Au programme : le Portugal, le 17 juin à Houston. La Colombie, le 23 juin à Guadalajara. L’Ouzbékistan, le 27 juin à Atlanta.

Les Léopards n’ont plus le droit de chanceler.

 

Épilogue : Le silence des filets à Liège

Le verdict est tombé à Liège, sous une voûte de ciel têtu. Danemark 0 – RDC 0. Stade Maurice Dufrasne.

Zéro but, mais pas zéro sens.

Pendant 90 minutes, les Léopards ont fait rempart de leurs corps, tissé une toile défensive où les assauts danois se sont éteints, impuissants. Aucun frisson dans les filets, mais des frissons dans les travées. Chaque tacle a sonné comme un serment, chaque arrêt a scellé une promesse.

Le score est vierge, oui. Mais derrière ce zéro implacable, on lit déjà les prémices d’une armure. Une équipe qui refuse de chanceler, qui apprend à mordre sans se faire mordre.

La répétition générale s’achève sur un mutisme flatteur. Les buts viendront. L’ossature, elle, est déjà là. Et c’est elle qui porte les empires.

Avant Houston, Guadalajara, Atlanta… Liège aura été la forge.

 

Patrick Sota

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À l’endroit de tous les Journalistes Sportifs du Burundi

Posté par patricksota le 3 juin 2026

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Message adressé aux Journalistes Sportifs du Burundi

 

À mes très chers compagnons d’armes et de route, hérauts des stades.

 

Que mes salutations les plus chaleureuses vous parviennent, et que cette journée vous soit douce, féconde en santé comme en labeur.

Du 11 juin au 19 juillet 2026, la planète entière retiendra son souffle. Le monde vibrera au diapason du cuir rond, sous la bannière sacrée de “United 2026”

Ce ne sera pas un Mondial comme les autres. Pour la première fois, 48 nations se disputeront la couronne, brisant l’ancien moule des 32 élus. Une fresque élargie, plus vaste, plus ardente.

Et l’Afrique, notre mère nourricière, notre Alkebulan, le berceau de l’humanité, le jardin d’Éden, enverra 10 ambassadeurs. Dix fils qui porteront haut les couleurs d’un continent millénaire.

Aiguisez vos micros, vous de la presse orale. Affûtez vos plumes, vous de la presse écrite. Car l’histoire va s’écrire en lettres de feu !

Des quatre coins du globe, les voix s’élèveront. Les commentaires crépiteront, résonneront, tonneront au rythme de rencontres haletantes, de drames sublimés, de gloires inattendues.

Moi, j’y suis déjà. Le cœur battant, l’âme enfiévrée, au cœur de cette arène nouvelle version.

Permettez-moi de vous confier mes songes, mes chimères. Dix esquisses romanesques pour nos dix nations africaines. Ce que l’on pourrait attendre d’elles, ce qu’elles pourraient offrir au monde. Rêveur humble je suis, et c’est ainsi que j’aime rêver.

Et voici la cheville ouvrière de ce message :
Que tirer de cette Coupe du Monde 2026 pour que ma chère patrie en hérite ?
Comment le Burundi peut-il s’imprégner de ce théâtre planétaire afin d’effleurer un jour les sommets ?
Quelles ruses d’écriture, quelles audaces journalistiques inventer pour que l’événement irrigue l’opinion nationale, du sommet à la colline ?
Comment peindre l’ambiance des supporters, attablés au bistrot, les yeux rivés, l’âme suspendue aux écrans géants, sous les faisceaux ardents de la passion.

 

Patrick Sota

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Le Mondial 2026 nous tiendra en haleine

Posté par patricksota le 3 juin 2026

Vive la Coupe du Monde 2026

 

INTRODUCTION

Il  y a des jours où le monde s’arrête de respirer._
Le 11 juin 2026, ce jour-là arrive.
Douze groupes, quarante-huit nations, mais dix noms qui portent le poids d’un continent. Dix drapeaux qui claquent comme des serments.
De Mexico à Los Angeles, de Toronto à Guadalajara, l’Afrique n’envoie pas des équipes. Elle envoie des histoires.
Les Lions de l’Atlas, les Lions de la Teranga, les Fennecs, les Pharaons, les Éléphants, les Aigles de Carthage, les Léopards, les Bafana Bafana, les Requins, les Black Stars.
Ce ne sont pas des matchs. Ce sont des chapitres.
Chaque sifflet sera un battement de cœur. Chaque pelouse, une page blanche. Chaque but, une phrase qu’on lira aux enfants demain.
Le destin a tiré les boules à Washington. Il a mélangé le sang, la gloire, la douleur. Il a mis nos frères face aux géants.
Alors on n’écrit pas des pronostics. On écrit des épopées.
Car l’Afrique n’a pas traversé des siècles d’ombre pour baisser les yeux sous les projecteurs.
L’heure est venue. La plume tremble. Le continent se lève.

 
L’AFRIQUE À L’ASSAUT : DIX VERDICTS, DIX DESTINS

1. Maroc vs Brésil - Groupe C : L’Atlas face à la Canarinha_
L’Atlas a défié le Soleil, dompté l’Ouragan. Reste le Roi du Monde. Le Brésil, samba, génie, cinq étoiles. Il ne joue pas, il danse.
Le Maroc joue sa finale. Hakimi doit être feu, Amrabat mur, Boufal cerveau. Ouahbi sait : un faux pas et le rêve redevient mirage.
Scène romanesque : Le Brésil tourne, la magie coule. Le Maroc encaisse, puis l’éclair marocain traverse la samba.
Épilogue : Tenir le Brésil, c’est annoncer aux 8e que l’Afrique n’a plus peur des trônes.

2. Sénégal vs France - Groupe I : Les Lions face aux Bleus_
Après l’Irak et la Norvège, la Téranga croise la France. Championne, talent, étoile sur le maillot. La France ne demande rien : elle prend ce qu’on lui donne.
Le Sénégal sait que tout se joue ici. Mané doit être guide, Jackson flèche, Mendy rempart.
Scène romanesque : La France avance en bloc, étoile au front. Le Sénégal répond par la noblesse des Lions : vitesse, griffes, cœur.
Épilogue : Dominer les Bleus, c’est offrir à Dakar une nuit blanche. Pour les Lions, c’est le match de la consécration.

3. Algérie vs Argentine – Groupe J : Les Fennecs face à l’Albiceleste_
Après l’Autriche et la Jordanie, l’Algérie croise l’Argentine. *Messi ? Il sera là.* Le pied gauche, la magie, la faim intacte. L’Argentine joue avec l’âme des rois.
Mahrez doit être maître, Benrahma magicien, et surtout, l’Algérie doit tuer le doute.
Scène romanesque : L’Albiceleste tisse, cherche, pique. Les Fennecs mordent, pressent, percent. Le temps est long, le stade est lourd.
Épilogue : Tenir l’Argentine, c’est s’offrir la rédemption après douze ans d’exil.

4. Égypte vs Belgique - Groupe G : Les Pharaons face aux Diables Rouges_
Après l’Iran et la Nouvelle-Zélande, le Nil croise la Belgique. De Bruyne, Doku, génération dorée. La Belgique est roc qui vend chèrement sa peau.
Salah doit être lumière, Marmoush vitesse, Trézéguet foudre.
Scène romanesque : La Belgique frappe avec la précision du Nord. L’Égypte répond avec la patience des pyramides. Puis la lumière perce la pierre.
Épilogue : Ouvrir les Diables, c’est s’offrir trois points d’or. Pour le Pharaon, c’est le match du devoir.

5. Côte d’Ivoire vs Allemagne – Groupe E : L’Or face à la Machine_
Après l’Équateur et Curaçao, les Éléphants croisent l’Allemagne. Discipline, puissance, quatre étoiles. L’Allemagne ne parle pas fort, elle écrase.
Kessié doit être marteau, Fofana moteur, Adingra éclair.
Scène romanesque : L’Allemagne avance en bloc, implacable. La Côte d’Ivoire répond par la noblesse des champions : sérieux, puissance, respect.
Épilogue : Faire trembler la Machine, c’est valider le sacre. Pour les Éléphants, c’est le match où l’on passe de champion d’Afrique à acteur du monde.

6. Tunisie vs Pays-Bas – Groupe F : Carthage face à l’Orange Mécanique_
Après le Japon et la Suède, Carthage affronte les Pays-Bas. Football total, collectif sans faille. L’Orange joue propre, joue juste.
Msakni doit être général, Laïdouni poumon, et la Tunisie doit oser marquer.
Scène romanesque : Les Pays-Bas tissent comme on plie le vent. La Tunisie encaisse, puis contre, lame fine dans l’armure.
Épilogue : Faire tomber l’Orange, c’est écrire l’exploit. Pour Carthage, c’est le match où la patience devient gloire.

7. RD Congo vs Portugal – Groupe K : Les Léopards face à la Selecção_
Après l’Ouzbékistan et la Colombie, Kinshasa croise le Portugal. *Ronaldo ? Il sera là.* La tête, la détente, la légende en marche. Le Portugal frappe juste.
Mbemba doit commander, Bakambu finir, Wissa déchirer. T
Scène romanesque : Le Portugal presse, technique, sang-froid. La RD Congo répond par la puissance et la fierté. C’est un duel de guerriers sans armure.
Épilogue : Dominer la Selecção, c’est offrir au Congo son premier triomphe mondial depuis cinquante-deux ans.

8. Afrique du Sud vs Mexique – Groupe A : Bafana face à l’El Tri_
Après la Corée du Sud et la Tchéquie, Bafana affronte le Mexique. Ferveur, altitude, Azteca. Le Mexique est la forteresse des hôtes.
Williams doit être ciel, la défense mur, le contre dague.
Scène romanesque : L’El Tri crie, court, enferme. L’Afrique du Sud patiente, cherche la clé. Le temps devient ennemi, la foi devient arme.
Épilogue : Ouvrir l’Azteca, c’est prendre la 2e place du groupe. Pour Bafana, c’est le match de l’arc-en-ciel.

9. Cap-Vert vs Espagne – Groupe H : Les Requins face à la Roja_
Après l’Uruguay et l’Arabie Saoudite, les îles croisent l’Espagne. Tiki-taka, maîtrise, championne d’Europe. L’Espagne défend avec l’âme d’un peuple.
Vozinha doit être phare, Mendes guide, les Requins doivent mordre une dernière fois.
Scène romanesque : La Roja tourne, tourne, étouffe. Le Cap-Vert attaque avec le cœur des îles. C’est David contre David.
Épilogue : Prendre des points à l’Espagne, c’est graver le nom du Cap-Vert dans l’Histoire pour l’éternité.

10. Ghana vs Angleterre – Groupe L : Les Black Stars face aux Three Lions
Après la Croatie et le Panama, le Ghana croise l’Angleterre. Puissance, jeunesse, Premier League. L’Angleterre ne brille pas, elle frappe.
Kudus doit être éclair, Partey général, Semenyo flèche. Les Black Stars savent : l’honneur d’Accra se joue ici.
Scène romanesque : L’Angleterre avance en bloc, physique, implacable. Le Ghana répond par le rythme et le cœur. C’est le choc entre la technique et l’âme.
Épilogue : Dompter les Three Lions, c’est rallumer l’étoile noire. Pour le Ghana, c’est le match où la fierté retrouve sa voix.

 

 

Patrick Sota

 

 

 

 

 

GROUPES CONCERNANT L’AFRIQUE – TIRAGE OFFICIEL

Groupe A : Mexique, Afrique du Sud, Corée du Sud, Tchéquie

Groupe C : Brésil, Maroc, Haïti, Écosse

Groupe E :  Allemagne, Curaçao, Côte d’Ivoire, Équateur

Groupe F : Pays-Bas, Japon, Suède, Tunisie

Groupe G : Belgique, Égypte, Iran, Nouvelle-Zélande

Groupe H : Espagne, Cap-Vert, Arabie Saoudite, Uruguay

Groupe I : France, Sénégal, Irak, Norvège

Groupe J : Argentine, Algérie, Autriche, Jordanie

Groupe K : Portugal, RD Congo, Ouzbékistan, Colombie

Groupe L : Angleterre, Croatie, Ghana, Panama

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Match Guinée Équatoriale vs Burundi annulé

Posté par patricksota le 3 juin 2026

QUAND MARRAKECH RETIENT SON SOUFFLE : LE SILENCE DES INTAMBA

 

Le 4 juin 2026 devait être une date. Une date gravée à l’encre blanche sur le calendrier des Intamba Mu Rugamba. Une date où le Burundi, fier et droit, devait croiser le fer avec la Guinée équatoriale, sous le ciel de Marrakech.

Mais Marrakech a retenu son souffle.
La Fédération de Football du Burundi (FFB)  l’a murmuré, puis confirmé : le match n’aura pas lieu. Annulé. Effacé d’un trait par une main invisible.

La raison ? Le Maroc, gardien vigilant, a suspendu toute joute dans la cité ocre. Marrakech ferme ses portes, non par peur, mais par prudence. Le spectre d’Ebola, ombre ancienne revenue hanter les frontières, impose sa loi. Les autorités sportives ont tranché : mieux vaut taire les trompettes que risquer les larmes.

Ainsi, les Intamba voient leur répétition générale s’évaporer. La Guinée équatoriale, elle aussi, doit refaire ses plans, rengainer ses armes, réécrire sa marche vers les prochaines échéances.

Ce n’est qu’un match amical. Mais chaque minute non jouée est une page arrachée au livre de la préparation. Chaque sifflet absent est un écho qui manque à la symphonie d’avant-guerre.

Le ballon ne roulera pas. Les crampons n’embrasseront pas la pelouse. Pourtant, l’histoire retient ceci : même annulé, ce rendez-vous rappelle que le football, comme les peuples, plie l’échine devant la vie avant de courir après la gloire.

Marrakech attendra. Les Intamba reviendront. Et quand le virus se sera tu, le stade rugira deux fois plus fort.

 

Patrick Sota

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Quid du choc Guinée Équatoriale vs Burundi ?

Posté par patricksota le 2 juin 2026

Avant-Match : Guinée Équatoriale vs Burundi | 4 Juin 2026 | Marrakech Quand le Nzalang rugit, les Hirondelles répondent.

 

Le Rendez-vous du Désert : Test de Feu sous le Ciel de Marrakech : Le 4 juin 2026, le Stade de Marrakech ne sera plus un stade. Il deviendra une arène neutre, un théâtre de poussière et d’honneur où deux nations viennent chercher plus qu’une victoire. Elles viennent chercher des réponses.

 

Guinée Équatoriale, Nzalang Nacional : Le tonnerre équatorial. 105ème nation au classement FIFA, mais géant d’expérience. Cinq fois présente sur l’autel des Coupes d’Afrique des Nations, cuirassée de batailles continentales, elle vient polir son armure. Chaque passe, chaque duel, chaque respiration doit devenir un automatisme. Elle veut imposer son rang, dicter sa loi, rappeler au monde qu’elle mord encore.

 

Burundi, les Hirondelles : Les Hirondelles de la guerre. 142ème au monde, oui. Mais un rang n’est jamais un destin. Après la tempête marocaine, les ailes des Hirondelles sont froissées. Ce soir-là au Maroc, c’est le rebond des Hirondelles. Il s’agit pour les Hirondelles de recoudre la défense, de ressouder les âmes, d’engranger la confiance comme on amasse des munitions. Face à un colosse, les Hirondelles doivent montrer leurs griffes.

 

La Dynamique : Deux Quêtes, Un Seul Terrain Deux ambitions qui se toisent. D’un côté, l’orgueil d’un Nzalang qui veut confirmer. De l’autre, la faim des Hirondelles qui refuse de chuter. L’une cherche la perfection. Les Hirondelles cherchent la rédemption. Le football, dans sa cruauté sublime, ne tranchera qu’après 90 minutes.

 

Les Enjeux, Gravés dans l’Herbe de Marrakech :

1. Le Laboratoire des Sélectionneurs : Hors des compétitions, ce match est une forge. Sur terrain neutre, chaque combinaison est testée, chaque joueur local ou expatrié est ausculté. Les futures batailles continentales des Hirondelles se préparent ici, dans le silence des essais.

2. Le Défi des Hirondelles : Les Hirondelles n’ont pas droit à l’erreur. Après les leçons du Maroc, les erreurs défensives des Hirondelles doivent mourir à Marrakech. Les Hirondelles doivent offrir un visage fier, une opposition qui saigne, une équipe qui dit : “Nous sommes là”.

3. La Force du Tonnerre : Le Nzalang Nacional, c’est le physique, l’impact, l’art de renverser les géants. Il sait créer la surprise. Il sait imposer le tempo. Sur le papier, l’avantage penche. Sur la pelouse, les Hirondelles ont tout à réécrire.

Les Détails du CombatDate : Jeudi 4 juin 2026 *

Lieu : Stade de Marrakech, Maroc – Terre neutre, juge impartial

Compétition : Match amical international FIFA avec pondération au classement mondial.

Heure : L’heure où les destins des Hirondelles s’entrechoquent : 16h TU

Le 4 juin, les filets trembleront. Les 13 millions retiendront leur souffle pour les Hirondelles. Et l’histoire, elle, prendra des notes sur le vol des Intamba Mu Rugamba.

 

Patrick Sota

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